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Des sages-femmes font entendre leur exaspération

Des sages-femmes manifestent à Montréal pour réclamer le renouvellement de leur convention collective.

Des sages-femmes manifestent à Montréal pour réclamer le renouvellement de leur convention collective.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Quelque 200 sages-femmes de partout au Québec ont manifesté lundi midi à Montréal afin de dénoncer l'extrême lenteur des négociations pour le renouvellement de leur convention collective.

Les sages-femmes, accompagnées de mères et de familles, s’étaient réunies pour faire entendre leur exaspération devant l’hôtel Plaza Centre-Ville, où le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, prenait la parole devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

La porte-parole du Regroupement des sages-femmes du Québec, Marie-Pierre Mainville, rappelle que les femmes qui travaillent dans 11 maisons des naissances sont sans convention collective depuis plus de deux ans et que les négociations sont au point mort avec le gouvernement.

« Ça fait depuis 2015 qu’on a déposé notre renouvellement et il n’y a rien qui avance du tout. On n’a même pas été capables de discuter », déplore-t-elle.

La porte-parole du Regroupement des sages-femmes du Québec, Marie-Pierre Mainville

Photo : Radio-Canada

Mme Mainville explique que les sages-femmes n’ont que quelques demandes, « qui tiennent sur deux pages, deux pages et demie ».

Elles revendiquent principalement une hausse de leur rémunération quand elles sont de garde, afin d’obtenir la parité avec leurs consoeurs des autres provinces.

Les autres demandes des sages-femmes concernent notamment les frais de déplacement et certaines primes, comme celle qui vise à favoriser les services aux populations du Grand Nord.

On demande au Ministère de faire un pas vers nous, on considère qu’après deux ans, il est largement temps. On veut négocier, on est prêtes.

Marie-Pierre Mainville, Regroupement des sages-femmes du Québec

Les sages-femmes pour améliorer le système de santé

Pourquoi les sages-femmes « doivent-elles se battre avec Gaétan Barrette pour obtenir une juste reconnaissance? » demande la présidente de la Fédération des professionnels (FP-CSN), Ginette Langlois.

Elle souligne, par voie de communiqué, que les sages-femmes sont « des professionnelles de première ligne dans le réseau de santé au Québec » et qu’elles sont disponibles « 24 heures sur 24, sept jours sur sept ».

De plus, fait non négligeable, [les sages-femmes] permettent à l'État québécois de réaliser des économies substantielles.

Ginette Langlois, présidente de la Fédération des professionnels

Même son de cloche du côté du Conseil central du Montréal métropolitain. Sa présidente, Dominique Daigneault, affirme que « les sages-femmes font partie de la solution pour améliorer le système de santé et de services sociaux du Québec ».

« Il est temps que le docteur Barrette s'en rende compte », conclut-elle.

Québec exige la reddition de comptes

De son côté, le ministre Gaétan Barrette dit être d'accord avec la majorité des demandes des sages-femmes, mais le gouvernement veut plus de transparence de leur part.

Le ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette

Le ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette

Photo : Radio-Canada

« On est prêts à négocier sans aucun problème sur les différents sujets qu’elles abordent, mais ça doit inclure la reddition de comptes », explique-t-il.

Il insiste et dit que les sages-femmes doivent accepter d’ouvrir leurs livres, comme le font les médecins et les autres travailleurs du réseau de la santé.

Les sages-femmes voudraient qu’on soit aveugles à ce qu’elles font.

Gaétan Barrette, ministre de la Santé du Québec

Le ministre Barrette ajoute que sans reddition de comptes, « c’est sûr que les négociations ne vont pas à la vitesse de la lumière ».

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