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Remise à neuf des réacteurs nucléaires : un investissement risqué, mais nécessaire

Vue de la réplique du réacteur dans la centrale.

Une réplique du réacteur numéro deux de la centrale nucléaire de Darlington, près de Toronto.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Bureau de la responsabilité financière (BRF) estime que les 25 milliards de dollars prévus pour la remise en état des réacteurs nucléaires dans la province permettront d'assurer une production d'énergie abordable et avec peu d'impact sur l'environnement. Mais c'est aussi un projet qui présente de multiples risques.

Un texte de Claudine Brulé

Le plus important risque mentionné est lié aux dépassements de coûts.

Après tout, des travaux similaires par le passé à la centrale de Bruce Power, à Kincardine, ou encore à la centrale de Pickering ont fini par coûter beaucoup plus cher que prévu. Le budget a été multiplié par cinq dans le cas des travaux pour prolonger la durée de vie de l'unité A de la centrale de Pickering au début des années 2000.

Le ministre de l'Énergie, Glenn Thibeault, assure que le projet de remise à neuf de 10 réacteurs nucléaires en Ontario respecte les échéanciers et le budget de 25 milliards de dollars. Les travaux ont commencé avec un premier réacteur remis en état à la centrale de Darlington. Neuf autres suivront d'ici 2033 à Darlington, mais aussi à la centrale exploitée par Bruce Power à Kincardine.

Le Bureau de la responsabilité financière a analysé les risques, mais n'a pas déterminé s'ils sont susceptibles de se matérialiser.

Vue extérieure de la centrale.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La centrale nucléaire de Darlington.

Photo : Radio-Canada

Il a aussi conclu que les travaux de remise à neuf effectués sur 10 réacteurs nucléaires dans les prochaines années auront des répercussions sur le prix de l'électricité.

Dans son rapport, le Bureau de la responsabilité financière estime qu'il en coûtera au bout du compte 17 % plus cher pour produire de l'énergie aux centrales de Darlington et de Bruce Power, à Kincardine.

Le graphique montre la hausse des prix pendant les travaux de remise en état des centrales nucléaires de 2016 à 2034 et la baisse des prix après les travaux de 2034 à 2056.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Prix de l'énergie nucléaire en mégawatt-heure

Photo : Bureau de la responsabilité financière

Un rapport remis en question

Jack Gibbons, de l'Alliance ontarienne pour l'air pur, affirme que l'étude du BRF comporte trop d'erreurs.

Ils ignorent l'offre du Québec de nous vendre l'électricité pour le tiers du prix de la remise en état des réacteurs nucléaires ontariens.

Jack Gibbons, de l'Alliance ontarienne pour l'air pur
Jack Gibbons en entrevue avec un journaliste.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jack Gibbons, de la Ontario Clean Air Alliance.

Photo : Radio-Canada

Les travaux de remise à neuf doivent prolonger de 30 ans la vie des réacteurs, eux qui autrement auraient cessé la production dans les prochaines années.

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