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Légalisation du cannabis : tolérance zéro à Wendake

Ottawa a l'intention de légaliser l'utilisation récréative de la marijuana le 1er juillet 2018.

Ottawa a l'intention de légaliser l'utilisation récréative de la marijuana le 1er juillet 2018.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La communauté huronne-wendate de Wendake, près de Québec, n'a pas l'intention d'autoriser la vente de cannabis sur son territoire. À huit mois de la date butoir fixée par le gouvernement Trudeau pour légaliser la marijuana, le chef Konrad Sioui annonce son intention d'adopter sa propre législation.

« On a une politique de tolérance zéro, alors on veut être logique avec notre propre développement économique », explique M. Sioui.

Même si la loi fédérale est adoptée, il prévient que le commerce, la culture et la vente de cannabis ou de produits dérivés de la substance demeureront interdits à Wendake. Il mentionne qu’il n’y aura pas de point de vente autorisé sur le territoire de la communauté.

À l'instar de plusieurs autres leaders autochtones, Konrad Sioui demeure préoccupé par la consommation de marijuana, même dans un contexte légal. Il précise que le « fléau de la drogue » n’épargne pas la communauté de Wendake puisqu’il s’agit d’un carrefour pour les Premières Nations.

« On a des craintes extrêmes, car c'est un fléau dans le monde des premières nations, il faut juste l'admettre », dit-il.


Konrad Sioui, grand chef de WendakeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Konrad Sioui, grand chef de Wendake

Photo : Radio-Canada

« Trop flou »

Dans ce contexte, Konrad Sioui souligne que la Loi sur les Indiens va prévaloir sur la future loi encadrant la vente de marijuana annoncée par le gouvernement du Québec la semaine dernière.

« C'est trop flou et ce n'est pas suffisant. En même temps, il s'agit d'une responsabilité fédérale », affirme-t-il.

Konrad Sioui affirme que les avocats de son service juridique étudient présentement diverses propositions pour que la communauté de Wendake puisse adopter sa propre législation.

« Toute la question du contrôle de l'alcool, souvenons-nous à l'époque comme ça été un fléau. Maintenant on va ajouter à cela le cannabis et les autres formes de drogues. On va regarder avec nos avocats comment on est capable d'appliquer une réglementation qui va tenir la route », conclut le chef de la nation huronne-wendate.

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