•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La tension monte à l’Aluminerie de Bécancour

Des automobilistes attendent pour entrer à l'Aluminerie de Bécancour lundi le 20 novembre 2017.
Des automobilistes attendent pour entrer à l'Aluminerie de Bécancour lundi le 20 novembre 2017. Photo: Anonyme
Radio-Canada

À quelques jours de la fin de la convention collective des employés de l'Aluminerie de Bécancour (ABI), les moyens de pression augmentent. La négociation du nouveau contrat de travail est difficile.

Selon ce qu'a appris Radio-Canada, l’entrée au travail des employés a été retardée lundi par la présence de retraités d’ABI qui témoignaient leur soutien aux syndiqués.

Le syndicat a d'ailleurs installé des roulottes en prévision d'un éventuel débrayage.

De son côté, ABI a embauché vendredi et samedi une firme de sécurité privée, nous indiquent nos sources.

La compagnie aurait également demandé aux cadres et aux sous-traitants d’être prêts en cas de lock-out.

ABI indique « avoir la responsabilité de s´assurer de la sécurité de tous et de ses équipements, tout en maintenant ses opérations ».

Le syndicat n’a pas souhaité commenter les évènements des derniers jours. Ils vont présenter aux employés les dernières offres patronales, mardi soir et mercredi matin. À l’issue de ces rencontres, les employés pourraient accorder un mandat de grève au syndicat.

La convention collective vient à échéance mercredi.

Injonction visant les employés

Vendredi, le Tribunal administratif du travail (TAT) a ordonné aux travailleurs d’ABI qu’ils « cessent ou s’abstiennent de ralentir les activités » de l´entreprise.

C’est ce qu’on peut lire dans un jugement dont Radio-Canada a obtenu copie.

Jeudi, ABI avait déposé une demande d’injonction au TAT en invoquant que les travailleurs ralentissaient les activités de l’usine, indique le jugement.

Le maire de Bécancour inquiet

Le maire de Bécancour, Jean Guy Dubois, souhaite que le renouvellement de la convention collective ait lieu sans trop de heurts. ABI est un joueur important pour la ville.

C’est ce que je souhaite le moins. Grève ou lock-out, ni l’un ni l’autre. Il n’y a pas de gagnant là-dedans.

Jean-Guy Dubois, maire de Bécancour

Avec près de 1000 employés, l'ABI est le plus gros employeur privé du parc industriel de Bécancour.

D’après les informations de Maude Montembeault et de Sarah Désilets-Rousseau

Mauricie et Centre du Québec

Syndicalisme