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La Journée internationale des endeuillés par suicide soulignée à Malartic

Cérémonie à Malartic à l'occasion de la Journée internationale des endeuillés par suicide.

Cérémonie à Malartic à l'occasion de la Journée internationale des endeuillés par suicide.

Photo : Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault

Radio-Canada

Une dizaine de personnes ont marché samedi à Malartic pour souligner la Journée internationale des endeuillés par suicide.

Un texte de Marc-Olivier Thibault

Le Centre de prévention du suicide de Malartic a dévoilé une plaque à la mémoire des défunts.

Un lieu de recueillement pour les Abitibiens qui ont perdu un proche par le suicide.

Lors d’une prière, certaines personnes présentes à la cérémonie ont pleuré, soutenues par d'autres qui ont répondu à l'appel du Centre de prévention du suicide de Malartic.

Ces pleurs sont nécessaires afin de vivre pleinement un deuil et passer au travers, selon la directrice du Centre, Ann Zimmerman.

Souvent, quand on travaille, quand on a notre vie au quotidien, on garde à l'intérieur ces pleurs-là.

Ann Zimmerman

« Des moments comme ça permettent presque tout le temps de vider un petit peu son sac et ça fait du bien. Et comme vous avez remarqué, les gens ne se sont pas retenus », dit-elle.

Une plaque à la mémoire des défunts a été dévoilée à l'occasion de la Journée internationale des endeuillés par suicide à Malartic.

Une plaque à la mémoire des défunts a été dévoilée à l'occasion de la Journée internationale des endeuillés par suicide à Malartic.

Photo : Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault

Diane Dubeau de Malartic joue le rôle de sentinelle pour le Centre de prévention du suicide. Elle est elle-même endeuillée par le suicide.

La cérémonie est un bel exemple selon elle, de l'importance de se rassembler et de s'entourer afin de partager sa peine.

La peine, ça ne se mesure pas. Je pense que c'est important de ne pas rester tout seul avec ça. C'est un gros chagrin puis y a des gens qui sont capables de comprendre et te supporter, même s’ils ne diront pas grand-chose.

Diane Dubeau

Ann Zimmerman rappelle que les portes du Centre sont toujours ouvertes et invite les endeuillés à ne pas hésiter à demander de l'aide.

« Quand on a de la peine, quand on vit des choses comme ça, on a de la difficulté à demander de l'aide, dit-elle. Faut faire un pas, je sais que ça demande énormément de courage pour faire un pas, mais je pense que de venir au Centre de prévention du suicide juste prendre un café, vous écouter... ça fait du bien ».

Abitibi–Témiscamingue

Société