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Le multilinguisme rétabli au CA de l’Association multiculturelle de Moncton

L'activité organisée par L'association multiculturelle du grand Moncton

L'Association multiculturelle du Grand Moncton cherche des moyens pour que tout le monde puisse s'exprimer dans la langue de son choix aux réunions du conseil d'administration. Ci-dessus, une activité organisée par l'Association pour les réfugiés dans la région (archives).

Photo : Radio-Canada / Sophie Desautels

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Association multiculturelle du Grand Moncton (AMGM) renonce à sa motion qui stipulait que « seulement l'anglais serait utilisé au niveau du conseil d'administration ».

Un texte de Pierre Philippe LeBlanc

La motion a été annulée vendredi, indique Marie-Claire Muirhead, vice-présidente du conseil d’administration.

« On a discuté, et quand on a pris la décision ce n’était pas dans le but d’empêcher qui que soit de parler français ou quoi que ce soit, mais peut-être que ce n’était pas clair. Donc, on a dit : “Okay, on va retirer cette motion complètement puis essayer de trouver des moyens pour que tout le monde puisse s’exprimer dans la langue de leur choix.” C’est ce qui s’est passé et tout le monde était d’accord. On a retiré la motion », explique Mme Muirhead.

À la suite de l’adoption de la motion, l'organisme a expliqué qu’il avait demandé des fonds pour la traduction, mais ne les avait pas obtenus. C'est pour des raisons d'efficacité et d'économie que les documents et les échanges devaient avoir lieu en anglais.

L’une des membres du conseil d’administration, Phylomène Zangio, avait quitté la réunion à l’adoption de la motion, et elle avait démissionné, parce qu’elle ne se sentait pas respectée en tant que francophone. Elle s'était toutefois engagée à y retrourner si la motion était révoquée. Aujourd’hui, elle se réjouit du revirement de la situation.

« Certainement que je peux me réjouir de leur décision de faire marche arrière parce que c’était évident que c’est quelque chose qui ne devait pas être fait », affirme Phylomène Zangio.

Phylomène Zangio.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Phylomène Zangio

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Mme Zangio a l’intention de demeurer membre du conseil d’administration et de veiller sur le bilinguisme au sein de l’organisme.

« Je vais toujours rester au conseil d’administration. Si le conseil a voté une telle motion, ce qui veut dire qu’il y a une culture qui s’est implantée dans l’organisation, de voir que c’est une organisation unilingue anglaise et qu’ils peuvent s’identifier comme bilingues, mais en réalité ce n’est pas ça. Donc, ça nous a montré noir et blanc ce que ça pourrait être. Je vais être là et continuer à travailler avec l’organisation pour voir que, si la motion a été retirée, est-ce que c’est vraiment un bilinguisme réel? », ajoute Phylomène Zangio.

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