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Un code vestimentaire crée des remous dans une école secondaire

Elijah Beauregard-Landry porte des culottes courtes par dessus un legging.

La tenue d'Elijah Beauregard-Landry n'a pas fait l'unanimité.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Deux jeunes filles qui fréquentent l'École secondaire Mitchell-Montcalm ont dénoncé le code vestimentaire de l'établissement sur les réseaux sociaux. Doit-on impliquer les jeunes dans l'élaboration des codes vestimentaires qui régissent les écoles secondaires? Certains croient que oui.

Elijah Beauregard-Landry a eu une mauvaise surprise en sortant de sa classe jeudi. Dans les corridors de l'école, un surveillant l'a averti que ses culottes, trop courtes, portées par-dessus son legging contreviennent au code vestimentaire.

Ça été jugé inacceptable par un surveillant de l'école qui a dit que je devais soit retourner chez moi ou me changer.

Elijah Beauregard-Landry

La tenue d'Elijah enfreignait bel et bien le règlement. Mais la jeune fille de 16 ans veut élargir le débat. « Je pense qu'il faudrait apprendre aux élèves à avoir un jugement critique sur eux même et non leur interdire, parce que quand on interdit quelque chose, on ne comprend pas nécessairement pourquoi », explique-t-elle.

Elijah Beauregard-Landry et sa mère, Marypascal Beauregard parlent devant la caméraAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Elijah Beauregard-Landry et sa mère, Marypascal Beauregard

Photo : Radio-Canada

Pour la directrice de l'école Mitchell-Montcalm, Pascale Bilodeau, le code vestimentaire sert de guide. « Ça reste des balises, ça fait partie de l'interprétation, du jugement. Est-ce qu'il y a de l'excès, non », ajoute-t-elle.

Le conseil d'établissement et les enseignants de l'école Mitchell-Montcalm revoient chaque année le code vestimentaire.

Élargir le débat

D’après la directrice de la corporation de développement communautaire du Haut-Saint-Francois, les codes vestimentaires ont tout de même leur place dans les écoles. « Il y a des féministes qui vont dire c'est là pour lutter contre l'hypersexualisation de nos jeunes, de nos jeunes filles plus particulièrement. »

Selon la gestionnaire d'une campagne de sensibilisation contre le sexisme, il y a moyen d'inclure davantage les jeunes pour adapter le code vestimentaire. « Lorsqu'on le construit ensemble, à plusieurs, avec les jeunes en tant que tel, ils se l'approprient, ils le respectent, ils le comprennent », mentionne-t-elle.

Une mesure accueillie par Elijah Beauregard-Landry. « Dans la mesure où tous les élèves voudraient un changement, j'aimerais bien apporter un changement pour ça . »

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