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Prendre le métro de Montréal avec un balado poétique

Deux femmes regardent un téléphone intelligent
Des utilisatrices du balado « Poésie Go! » Photo: Facebook/Maison de la poésie de Montréal
Radio-Canada

Jusqu'au 15 décembre, le parcours Poésie Go! présente 18 poèmes de 2 à 3 minutes à se mettre dans les oreilles le temps d'un clic sur le téléphone intelligent, dans le métro de Montréal.

Une texte d’Émilie Tremblay

Poésie Go! est une collaboration du Festival de la poésie de Montréal (FPM), de l’organisme à but non lucratif Magnéto et de la Société de transport de Montréal (STM).

Le parcours souterrain montréalais comporte 18 poèmes inédits, créés cet été par 12 poètes, dont René Lapierre, lauréat du Grand Prix du livre de Montréal 2017. Les poèmes sont lus par des acteurs et répartis dans 18 stations de métro de Montréal.

Le poète René LapierreLe poète René Lapierre Photo : Ruth Major Lapierre

Pour accéder aux balados, l’utilisateur doit en premier lieu télécharger l’application Totemi, qui se charge de détecter la borne de diffusion via Bluetooth, sans avoir besoin de données ou de réseau. Un balado contenant un poème s’affiche alors. On peut soit le télécharger sur place et l’écouter d’une station à l’autre ou le télécharger à la maison et l’écouter quand bon nous semble. « Le but, c’est vraiment d’amener la poésie dans le quotidien des Québécois, et quoi de mieux que durant leur temps de transport? » explique Zoé Gagnon-Paquin, instigatrice de l'initiative et cofondatrice de Magnéto.

La borne de l’application TotemiLa borne de l’application Totemi Photo : Facebook/Maison de la poésie de Montréal

Les textes sont mis en scène et enregistrés par quatre comédiens, parfois en studio et parfois à l'extérieur. « Dany Boudreault en a fait un en roulant à bicyclette. Le but, c’est justement d’interpréter le poème, que le comédien suscite une émotion particulière », raconte la directrice générale de la Maison de la poésie de Montréal, également à l'origine de l'initiative, Isabelle Courteau.

Les créateurs ont misé sur un format accessible et gratuit. « Normalement, on achète son billet pour voir une pièce de théâtre. Ici, on a besoin que de télécharger l’application et de se promener dans le métro pour vivre une expérience culturelle », fait valoir Olyvier Leroux-Picard, coordonnateur à la Maison de la poésie de Montréal, également associé à l'initiative.

Vous ne prenez pas le métro? Vous pouvez accéder au parcours grâce aux 12 bornes au Salon du livre de Montréal jusqu’à lundi. Il a été agrémenté d’une exposition, où l'on présente les biographies des poètes. Il s’agit d’une belle occasion, selon Olyvier Leroux-Picard, de démystifier la poésie souvent mal-aimée. « On cherche vraiment à aller chercher le grand public, et à se défaire des stéréotypes qui entourent la poésie, comme quoi c’est marginal, c’est complexe et sentimental. »

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