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Entente de principe entre Québec et ses ingénieurs

Un groupe d'ingénieurs du MTQ discutent debout sur le remblai de styromousse, sur le chantier de l'autoroute 25.

Les ingénieurs du MTQ sur le chantier de l'autoroute 25

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement du Québec et les ingénieurs de l'État ont conclu une entente de principe in extremis. Ils évitent ainsi l'imposition d'une loi spéciale pour mettre fin au conflit.

L'Assemblée nationale avait été convoquée en début de soirée, mais un accord a été conclu juste avant l'échéance prévue pour l'imposition des conditions de travail.

Le premier ministre Philippe Couillard s'est félicité de l'entente de principe. « J’en suis très heureux. Ce ne sera pas nécessaire de procéder à une loi spéciale et c’est tant mieux. »

« Les citoyens gagnent », a-t-il ajouté.

« On écarte la menace de congestion due à des moyens de pression syndicaux. »

— Une citation de  Le premier ministre Philippe Couillard

« Mais il fallait clairement indiquer que cette négociation, après trois ans, devait se terminer, et la meilleure façon, c’était par une entente négociée. Le gouvernement était prêt à prendre ses responsabilités », a tenu à rappeler M. Couillard.

Le président du Conseil du Trésor et le président de l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ) sont apparus côte à côte après ce revirement soudain de situation.

Pierre Arcand, président du Conseil du Trésor, a déclaré que le gouvernement avait « augmenté de façon importante le nombre d’ingénieurs au service de l’État ». « La question de l’expertise est pour nous importante également », a-t-il dit.

Pour M. Arcand, cette entente, qui « respecte les paramètres financiers du secteur public [...] est un premier pas dans la bonne direction ». Elle reconnaît des « particularités » du travail des ingénieurs, a fait valoir M. Arcand.

Le syndicat réclamait du gouvernement qu’il renforce son expertise interne en matière de génie et dit avoir obtenu gain de cause.

C'est sur cette question que les parties se sont rapprochées et non la menace de loi spéciale qui a fait plier l'APIGQ, a assuré M. Martin.

« On a donné les outils pour qu’ils puissent chercher les ingénieurs qu’ils veulent et non les ingénieurs qu'ils peuvent », a déclaré pour sa part le président de l’APIGQ, Marc-André Martin.

Les modalités de l'entente ne sont pas connues, puisque celle-ci doit d'abord être soumise aux 1400 membres de l'APIGQ avant d'être rendue publique.

Marc-André Martin est convaincu que ses membres voteront en faveur de cet accord « dans une très forte proportion ».

Le spectre de la loi spéciale

Les deux parties étaient retournées à la table de négociations en après-midi, en vue de la présentation d'une nouvelle proposition des représentants du Conseil du Trésor, malgré le spectre de la loi spéciale.

Le gouvernement du Québec avait brandi cette menace, même si les ingénieurs avaient renoncé à la grève et à tous leurs moyens de pression.

Pour les représentants des ingénieurs, le gouvernement était « de mauvaise foi » et les prétextes avancés pour justifier la menace d’une loi spéciale étaient « fallacieux ».

Le président de l’APIGQ Marc-André Martin soutient qu’il avait annoncé, dès le début de la rencontre avec les représentants du Conseil du Trésor mercredi, à 14 h, que les ingénieurs mettaient fin à leur grève et à leurs moyens de pression jusqu’au printemps prochain.

Leur convention collective étant échue depuis 36 mois, les ingénieurs de l’État faisaient la grève des heures supplémentaires depuis la mi-septembre. Ils refusaient notamment de travailler en dehors des heures de bureau. Les inspections des infrastructures routières auraient ainsi dû être effectuées de jour. Une situation qui aurait provoqué d’importantes congestions routières.

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