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Une ligue des nations à la rescousse de la CONCACAF

Victor Montagliani
Victor Montagliani Photo: Getty Images / FABRICE COFFRINI
Radio-Canada

Le président de la CONCACAF, le Canadien Victor Montagliani, a confirmé la création de la Ligue des nations, un tournoi qui regroupera tous les pays de la Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes à compter de septembre prochain.

Un texte de Jean St-Onge

Les détails techniques de l’événement seront annoncés au printemps, mais on sait déjà qu'il se tiendra dans les périodes traditionnellement réservées aux matchs amicaux internationaux.

Donc, quand un Samuel Piette sera prêté par l'Impact à l'équipe nationale pour un match contre Trinité-et-Tobago, il y aura un enjeu.

Cette nouvelle ligue a pour objectif d’améliorer et d’équilibrer le niveau de compétition au sein de la CONCACAF.

Le président Montagliani souligne que, présentement, plusieurs équipes sont désavantagées.

« Nous avons des pays comme les États-Unis et le Mexique qui jouent environ 40 matchs par période de quatre ans, mais il y a beaucoup de pays dans la CONCACAF qui en jouent 4 ou 5. C’est alors très difficile de faire du développement. »

L’Union européenne lancera une ligue semblable l’automne prochain. Comme les pays européens seront occupés entre eux, il devenait difficile de dénicher des équipes pour disputer des matchs amicaux.

L’augmentation du nombre de matchs significatifs devrait également permettre aux pays de la CONCACAF de s’améliorer en vue des qualifications de la Coupe du monde.

Cette année, le Mexique, le Costa Rica et le Panama se sont qualifiés en vue du Mondial de 2018 en Russie, tandis que le Honduras a échoué devant l’Australie en matchs de barrage.

Pis encore, les États-Unis ont subi l’élimination en allant se faire battre à Couva, sur l’île trinidadienne.

Le président croit que la nouvelle ligue aura une influence sur la performance internationale des équipes de sa confédération en vue des prochaines qualifications du Mondial, pour lequel la CONCACAF passera de 3,5 à 6 représentants.

« Des équipes comme le Honduras, le Canada ou le Salvador vont être très améliorées. Pour les prochaines qualifications, nous aurons des équipes de la CONCACAF plus prêtes. »

La ligue devrait être divisée en trois groupes selon le classement de la FIFA ,et il y aura un processus de promotion et de relégation entre chaque tournoi.

Montagliani espère que ça contribuera à augmenter encore plus l’attrait de la compétition.

« Qui sait? Peut-être que dans deux ou trois ans, une équipe qui est dans le C connaîtra une progression énorme, comme l’Islande à l’Euro, et se retrouvera dans le A. »

Et peut-être pour augmenter la popularité de l'événement aux États-Unis, la Ligue des nations connaîtra sa conclusion dans un tournoi de style « Final Four », avec les demi-finales et la finale regroupées sur un même emplacement.

Une Coupe du monde sans les États-Unis ni l’Italie

Si le président de la CONCACAF se préoccupe de l’absence des États-Unis en Russie l’an prochain, il a également suivi la déconfiture du pays de ses ancêtres, l’Italie.

Il ne croit pas que la Coupe du monde souffrira substantiellement de ces absences. « La Coupe du monde, c’est la Coupe du monde. Elle ne tient pas à un pays. »

« Ça a été très difficile pour l’Italie depuis 10 ans. L’équipe n’a pas bien joué aux Coupes du monde de 2014 et 2010. Ce n’était donc pas un choc. Je pense que c’est peut-être la meilleure chose qui pouvait arriver à l’Italie. C’est comme l’Allemagne qui a apporté beaucoup de changements après avoir eu des ennuis à l’Euro 2004 et qui a gagné la Coupe du monde par la suite. »

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