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UBER pourrait avoir de la concurrence à Ottawa

Une enseigne lumineuse de la compagnie Lyft sur le tableau de bord d'une voiture.

Le logo de la compagnie Lyft.

Photo : AP/Josh Edelson

Radio-Canada

Deux nouveaux joueurs pourraient faire leur entrée dans le marché du transport à Ottawa sous peu, selon le chef des Services des règlements municipaux de la Ville.

Roger Chapman a confirmé jeudi aux membres du Comité des services communautaires et de protection d'Ottawa que la Ville a eu des discussions avec la compagnie Lyft. Il s'attend à ce que cette entreprise fasse une demande de permis sous peu.

Lyft est un exploitant de transport privé américain, semblable à UBER, qui va commencer à offrir des services à Toronto.

M. Chapman a également confirmé que son service était en train d'analyser une autre demande de permis reçue d'un exploitant de transport privé. Il a refusé de nommer l'entreprise, préférant la qualifier de « plus petite qu'UBER ».

« Nous pourrions donc délivrer un troisième permis d'affaire dans un avenir pas trop lointain » , a précisé M. Chapman.

En réponse aux questions de certains conseillers, le chef des Services des règlements municipaux a indiqué que ces nouveaux joueurs devraient se soumettre aux mêmes règles que la multinationale UBER. Ils devront donner accès à la Ville à leur plateforme numérique, en plus de faire rapport régulièrement sur les chauffeurs qui travaillent pour eux, sur l'état de leurs véhicules et sur les assurances contractées.

La présidente du comité, la conseillère Diane Deans, s'est dite heureuse de l'arrivée de ces nouveaux joueurs, puisque « c'est ce qu'ont demandé les citoyens, d'avoir plus de services ».

L'industrie du taxi « découragée »

Des représentants de l'industrie du taxi ont assisté à la présentation du responsable des Services des règlements.

Marc-André Way, le propriétaire de la compagnie Capital Taxi et le directeur général de l'entreprise de répartition Coventry Connections, a dénoncé le refus de la Ville de leur permettre de concurrencer UBER.

M. Way explique que les entreprises de taxis se sont munies d'une technologie semblable à celle d'UBER, mais elles ne peuvent pas l'utiliser parce que la Ville refuse de modifier la règlementation en conséquence.

L'histoire là, qu'on veut que vous soyez compétitifs, bien ils nous ont rendus encore moins compétitifs, c'est très très très décevant.

Marc-André Way, propriétaire Capital Taxi

M. Way ne s'inquiète pas de l'arrivée à Ottawa de nouveaux joueurs de la trempe d'UBER, même si les entreprises de taxis soutiennent avoir perdu 30 % de leur clientèle au profit d'UBER. M. Way croit plutôt que les nouveaux exploitants de transport privé font faire du tort à UBER et à OC Transpo.

« Moi, si j'étais à la Ville, je serais très inquiet pour le service d'OC Transpo. Lorsque tu peux prendre un service d'un exploitant de transport privé pour 5 à 6 $, pourquoi attendre un autobus? », se demande M. Way.

UBER fait de bonnes affaires

Roger Chapman a fait un bilan de la première année de fonctionnement d'UBER à Ottawa.

La multinationale a effectué 6 360 000 transports de clients, ses chauffeurs n'ont pas fait l'objet de plaintes sérieuses en ce qui a trait à la sécurité de ses passagers et l'entreprise respecte la règlementation de la Ville à 99 %.

Avec les informations du journaliste Stéphane Leclerc

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