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Entente imminente entre la Technopole maritime du Québec et des Américains

L'équipage d'un bateau s'apprête à mettre à l'eau un robot de recherche.
La caméra d’Adam Gobi constitue un allié de taille pour les robots submersibles de recherche. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Technopole maritime du Québec, à Rimouski, s'apprêterait à signer une entente de coopération avec un réseau de technologie marine similaire situé en Nouvelle-Angleterre.

Un texte d’Ariane Perron Langlois

Cette entente faciliterait les échanges et le réseautage entre le réseau Technopole maritime du Québec et le Marine and Oceanographic Technology Network (MOTN), basé au Massachussetts.

La directrice générale de Technopole maritime du Québec, Noémie Giguère, explique que les deux réseaux ont en commun un intérêt pour l'océanographie, les biotechnologies, le transport maritime et les pêcheries, par exemple. Elle se réjouit de cette possibilité de partenariat, d'autant plus que la Nouvelle-Angleterre compte de grandes institutions, comme l'université Harvard et le Massachussets Institute of Technology (MIT), dont l'expertise pourrait profiter aux entreprises de l'Est du Québec.

C'est certain que la région du Massachussetts, on va penser à de grandes institutions universitaires au niveau technologique, qui sont très intéressantes [pour les] technologies marines.

Noémie Giguère, directrice générale de la Technopole maritime du Québec

Mme Giguère croit que l'entente aurait des bénéfices pour des organismes comme le Centre interdisciplinaire de développement en cartographie des océans (CIDCO), mais aussi pour des entreprises qui font affaire avec le Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM) ou Mérinov, par exemple.

Cette entente doit être approuvée par les conseils d'administration des deux organismes prochainement, et pourrait être signée officiellement d'ici mars prochain. À ce moment, il y aurait une signature au Québec et une autre au sud de la frontière.

La déléguée du Québec à Boston, Marie-Claude Francœur, ajoute que le projet fait suite à une mission réalisée en marge du Boston Seafood Expo, en mars dernier, au cours de laquelle des représentants d'entreprises québécoises spécialisées en recherche en lien avec les biotechnologies marines ont rencontré des intervenants américains.

Des occasions d'affaires malgré l'incertitude

De passage à Rimouski, le délégué général du Québec à New York, Jean-Claude Lauzon, et la déléguée du Québec à Boston, Marie-Claude Francœur, ont encouragé les entrepreneurs québécois à développer leurs affaires sur le marché américain, malgré l'incertitude entourant la renégociation de l'ALÉNA et du conflit du bois d'œuvre.

Ils ont expliqué que l'économie américaine est en croissance et que la demande reste forte, au sud de la frontière, pour plusieurs produits et services, notamment en lien avec les biotechnologies marines et la construction verte. La déléguée du Québec à Boston a ajouté qu'il y a également de la place pour de plus petites entreprises, notamment celles qui offrent des produits agroalimentaires de niche.

« Les Québécois d'affaires avaient un peu perdu le Sud. On est ici pour leur rappeler qu'il y a un client majeur à côté de chez nous, qui pense un peu comme nous, qui travaille comme nous, qui respecte ce qu'on fait. Occupons-nous-en! », illustre M. Lauzon.

Ils déplorent que certains entrepreneurs québécois ralentissent leurs projets d'exportations depuis l'élection de Donald Trump et les déclarations protectionnistes du nouveau président.

Ce qui est dommage, c'est que plusieurs entreprises qui étaient prêtes, avec leur plan d'affaires, à expansionner aux États-Unis, prennent un recul. Le problème, c'est que les États-Unis vont continuer d'importer. S'ils n'importent pas de chez nous, ils vont importer d'ailleurs. Ils ne se mettront pas à tout produire.

Marie-Claude Francoeur, déléguée du Québec à Boston

M. Lauzon s'est voulu confiant sur les renégociations de l'ALÉNA. « Je ne dis pas que ça va être simple. Je ne dis pas qu'il n'y aura pas de feux d'artifice, qu'il n'y aura pas de claquages de portes, bien au contraire [...] Il y a 9 millions d'emplois aux États-Unis, qui dépendent directement des investissements d'entreprises canadiennes. M. Trump est un homme d'affaires. Il ne laissera certainement pas disparaître 9 millions d'emplois, alors qu'il a promis de ramener l'emploi aux États-Unis », soutient-il.

Environ 16 000 entreprises québécoises font des affaires aux États-Unis. La valeur des exportations québécoises vers les États-Unis devrait passer de 60 milliards de dollars à 65 milliards de dollars cette année.

Bas-Saint-Laurent

Affaires