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  • Il y a 20 ans, le pétrole jaillissait sur la plateforme Hibernia

    Ce soir, 17 novembre 1997
    Radio-Canada

    Le 17 novembre 1997, on se réjouit à Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador. Au large, la plateforme Hibernia a commencé à produire du pétrole, et ce un mois avant la date prévue. C'est l'aboutissement d'un projet d'envergure visant à exploiter le champ pétrolifère de la mer agitée de l'Atlantique Nord.

    Dans son reportage au bulletin de nouvelles Ce soir du 17 novembre 1997, la journaliste Françoise Enguehard parle d’un nouveau chapitre pour l’histoire de Terre-Neuve-et-Labrador.

    Hibernia, c’est d’abord le nom d’une importante nappe de pétrole découverte en 1979, située en pleine mer, à 300 kilomètres de la côte terre-neuvienne. Puis, c’est le nom du premier grand projet de plateforme de forage en mer auquel le gouvernement Mulroney a donné son aval en 1988.

    La plateforme Hibernia a été réalisée par un consortium formé du gouvernement fédéral et de pétrolières. Près de 6 milliards de dollars ont été investis dans sa construction. Au plus fort du projet, ce sont 5800 personnes qui y travaillent. Un tel investissement a aussi entraîné de nombreuses tergiversations et critiques.

    Après 20 ans de lutte et d'attaques répétées des sceptiques et l’abandon de Gulf Oil en 1992, le projet Hibernia est sur le point de rapporter gros.

    La journaliste Françoise Enguehard

    Au moment de l’inauguration d’Hibernia, des analystes financiers parlent de gouffre financier. Le coût du baril de pétrole qui en sera extrait est évalué entre 25 $ à 28 $ le baril, alors que le cours du moment tourne autour de 20 $. De plus, la plateforme compte employer environ 600 personnes pour sa production des prochaines années, soit très peu d’emploi pour les sommes investies. Les défenseurs du projet préfèrent mettre de l’avant que ce premier investissement sera rentabilisé par les autres plateformes en mer qui seront construites dans la région.

    Françoise Enguehard mentionne dans son reportage que dès le premier jour de pompage, 20 000 barils de pétrole sont extraits, soit bien au-delà des attentes. Cette production atteindra 40 000 barils de pétrole le mois suivant. Les projections initiales seront donc largement dépassées. Au début des années 2000, la hausse du prix du brut donnera aussi un sérieux coup de pouce à la rentabilité d’Hibernia.

    20 ans plus tard, quatre champs pétrolifères sont exploités au large de Terre-Neuve-et-Labrador, dont la plateforme Hebron achevée l’été dernier. Néanmoins, l’exploration pétrolière est en déclin dans la région.

    L’Atlantique Nord est une des mers les plus dangereuses au monde. L’exploitation des gisements qui s’y trouvent présente donc des défis et des dangers. D’une part pour l’environnement et d’autre part pour les personnes qui y travaillent.

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