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Les étudiants des collèges en grève d'Ottawa sont à bout de souffle

Lynna Kavutse, présidente de l’Association étudiante de La Cité

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Devant le rejet à 86 % de l'offre patronale par les enseignants en grève des collèges de l'Ontario, l'Association étudiante (AE) de La Cité a annoncé jeudi une manifestation pour exiger que les étudiants aient le droit d'abandonner leur programme avec compensations financières.

La manifestation aura lieu le mardi 21 novembre, à 15 h, au centre-ville d'Ottawa.

« Là, on se fera imposer un plan de rattrapage. Que tu le veuilles ou pas, tu dois faire avec ça. Mais il y a beaucoup de gens qui ont déjà donné leurs horaires au travail, qui travaillent pour payer leur loyer, qui travaillent pour payer leur session à l'école. Qu’est-ce qui se passe avec ces gens-là? » a signalé Lynna Kavutse, présidente de l’Association étudiante de La Cité.

L'Association souhaite que les étudiants puissent se retirer sans mention d'échec et obtenir le remboursement de leur session.

J’ai beaucoup d’étudiants qui sont découragés par cette grève-là, qui pensent même annuler par eux-mêmes leur session, parce qu’ils se disent que c’est impossible de reprendre cinq semaines.

Lynna Kavutse, présidente de l’Association étudiante de La Cité

« Mais là, c’est cinq semaines et c’est sûr que la semaine prochaine on ne revient pas en classe lundi. Ça va faire six semaines », a estimé Mme Kavutse.

« De tout coeur » avec les étudiants

Les collèges La Cité d'Ottawa et Algonquin se disent « de tout cœur avec [leurs] étudiants » jeudi. Les deux directions disent qu'elles vont concentrer leurs efforts sur le processus de négociation. Les négociations ont d'ailleurs repris jeudi après-midi entre les collèges et les professeurs en grève avant d'être finalement rompues. La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, a déclaré en fin de journée qu'elle présenterait sous peu une loi spéciale pour obliger un retour en classe lundi.

Dans un message personnel aux étudiants de La Cité, la présidente Lise Bourgeois a avoué sa « grande déception » face au rejet de l'offre.

Comme vous, je souhaitais ardemment la fin de ce conflit de travail pour que vous puissiez revenir en classe et poursuivre vos études.

Lise Bourgeois, présidente de La Cité d'Ottawa

Mme Bourgeois s'est dite désolée de voir que l'incertitude va se poursuivre pour les quelque 5000 étudiants de La Cité.

Les enseignants veulent également un terme au conflit

Par voie de communiqué, le syndicat représentant les 12 000 enseignants en grève (SEFPO) déplore que le Conseil des collèges ait forcé le vote sur une offre qui selon lui était inacceptable.

Elle était pleine de concessions et ne prenait pas en compte nos préoccupations concernant l'équité pour le personnel scolaire et la qualité de l'éducation.

JP Hornick, présidente de l'équipe de négociation du personnel scolaire pour le SEFPO

Le syndicat accuse les collèges d'avoir volé « deux semaines d'éducation aux étudiants ».

« Demander la tenue de ce vote a été une décision aberrante de la part du Conseil », a dit Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO.

Les professeurs disent que les négociations pourraient se terminer rapidement si le Conseil des collèges acceptait de reprendre les discussions.

Avec les informations de Gilles Taillon

Ottawa-Gatineau

Éducation