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Enfants placés en famille d'accueil : un chef innu déplore l'attitude d'Ottawa

Le chef innu Gregory Rich

Le chef innu Gregory Rich estime que le gouvernement fédéral doit investir davantage dans la protection de l'enfance.

Photo : CBC / Jacob Barker

Radio-Canada

Le chef de la Nation innue du Labrador, Gregory Rich, se dit « déçu et embarrassé » par le refus d'Ottawa de participer à une enquête sur le traitement réservé aux enfants innus placés en famille d'accueil.

Terre-Neuve-et-Labrador avait annoncé en juillet la tenue d’une enquête à la suite de nombreux décès survenus dans la communauté de Natuashish.

« Je pensais que le gouvernement fédéral allait nous suivre dans cette initiative », déplore Gregory Rich.

La Nation innue allègue que 165 enfants du Labrador issus de sa communauté sont placés en famille d’accueil et que 80 d'entre eux grandissent à l'extérieur de Natuashish et Sheshatshiu, où ils sont nés.

« Quand ils sont placés hors de leur communauté, ils perdent leur langue, ils perdent leur culture, il n'y a aucun lien », dénonce Gregory Rich.

Bien que la protection de l’enfance soit de compétence provinciale, M. Rich fait valoir que les Premières Nations entretiennent des rapports directs avec Santé Canada et le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien.

Ils doivent être impliqués dans cette enquête. C’est un problème qui existe depuis de nombreuses années.

Gregory Rich, chef de la Nation innue du Labrador

La ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, avait déclaré en août que son ministère prévoyait participer à cette enquête sans toutefois préciser le rôle de son gouvernement dans cet exercice.

« Nous allons regarder ça et travailler ensuite avec eux pour déterminer quel pourrait être notre apport à cette enquête », avait déclaré Mme Bennett.

En octobre, la ministre fédérale des Services aux Autochtones, Jane Philpott, avait qualifié cette situation de « crise humanitaire ».

« Elle a raison, c'est une crise humanitaire dont les effets néfastes sont réels [...], le gouvernement fédéral [doit] s'en rendre compte », insiste-t-il.

Par courriel, un porte-parole du premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador a d'ailleurs plaidé en faveur d'une « implication active » pour « améliorer le sort de ces enfants ».

Il n'est toutefois pas en mesure de préciser à quel moment l'enquête débutera. L'exercice était prévu initialement en septembre 2017.

Avec les informations de CBC

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