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La Russie attend la décision du CIO et se prépare pour les JO

Bureau de contrôle antidopage aux Jeux olympiques d'hiver de 2014 en Russie

Bureau de contrôle antidopage aux Jeux olympiques d'hiver de 2014 en Russie

Photo : Reuters / Stefan Wermuth/Reuters

Radio-Canada

Le Comité international olympique (CIO) se prononcera du 5 au 7 décembre sur la participation des athlètes russes aux Jeux d'hiver de 2018, après le vaste scandale de dopage institutionnel qui a touché la Russie.

La Russie ne sait pas encore si elle sera la bienvenue aux Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang, qui commencent le 9 février.

Le maintien de la suspension des travaux de l'Agence antidopage russe (RUSADA) n'aide pas sa cause.

Le CIO a précisé qu'il tiendra compte de « toutes les circonstances » pour prendre sa décision, « y compris toutes les mesures afin de garantir des Jeux équitables ».

Le groupe de travail, constitué avant les Jeux et qui réunit l'AMA, le CIO et les fédérations des sports d'hiver, « continuera à s'assurer que l'ensemble des athlètes admissibles pour les Jeux de 2018 et particulièrement que les athlètes russes soient soumis à un niveau de contrôles antidopage approprié », a ajouté le CIO.

Le gouvernement russe a réagi à la décision de l'AMA de maintenir la suspension de la RUSADA.

« Nous ne sommes évidemment pas d'accord avec cette décision, nous la considérons comme injuste, a dit à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Nous rejetons catégoriquement les accusations selon lesquelles des cas de dopage auraient bénéficié du soutien de l'État. »

« La Russie va poursuivre les contacts avec les organisations sportives internationales pour défendre la position de la Russie, a ajouté le porte-parole du président russe. Nous nous préparons pour les Jeux olympiques. »

Vladimir Poutine a récemment suggéré que l'affaire a été instrumentalisée par les États-Unis pour perturber la campagne présidentielle russe de mars.

Selon le président russe, le dossier du présumé dopage institutionnalisé dans son pays a créé du « mécontentement chez les amateurs de sport et les athlètes avec des accusations de prétendue participation et de responsabilité de l'État ».

Réaction ferme aux États-Unis

Le directeur général de l'Agence antidopage américaine (USADA), Travis Tygart, a décrit les derniers développements comme étant « un autre triste épisode dans cette affaire sordide ».

« Il n'y a pas d'autre conclusion, puisqu'ils refusent de reconnaître ce que les nombreuses preuves recueillies démontrent, a-t-il affirmé. Les athlètes propres sont maintenant préoccupés de voir si le CIO prendra des mesures afin de défendre leurs droits ou non. »

La Russie dit continuer ses efforts pour se mettre en conformité avec les exigences de l'AMA, malgré l'annonce du maintien de sa suspension à trois mois des Jeux d'hiver.

« La RUSADA poursuit son travail. Le plus important à l'heure actuelle est d'assurer le développement et le fonctionnement de l'organisation », a expliqué en conférence de presse le nouveau directeur de l'agence Iouri Ganous.

Il n'est pas surpris de la décision de l'AMA, mais a insisté sur les efforts faits par l'agence qu'il dirige, comme l'augmentation continue du nombre d'inspecteurs.

« Nous avons une feuille de route divisée en points et nous l'avons réalisée avec attention et sérieux, pas à pas », a-t-il précisé.

« La RUSADA répond à tous les critères d'indépendance et de transparence. Nous avons accompli une masse énorme de travail ces derniers mois », a résumé M. Ganous.

La RUSADA avait été suspendue en novembre 2015, au début du scandale qui a débouché sur la révélation d'un système de dopage impliquant de nombreux rouages de l'État russe, du ministère des Sports au service secret FSB, sur la période 2011-2015.

Depuis, elle a rempli la grande majorité des critères fixés par l'AMA, dont le rôle est notamment de superviser le travail des structures antidopage dans chaque pays. L'agence mondiale avait même autorisé en juin la RUSADA à mener à nouveau des programmes de contrôle, sous tutelle.

Mais l'AMA attend toujours une reconnaissance claire par Moscou des conclusions accablantes du rapport commandé au juriste canadien Richard McLaren, notamment la dimension institutionnelle du dopage.

« Nous réfutons totalement un système de dopage soutenu par l'État », a affirmé Alexandre Joukov.

Au sujet des Jeux paralympiques, le Comité international paralympique (CIP) a fait de la levée de la suspension de la RUSADA l'un des critères pour inviter la Russie à Pyeongchang.

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