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20 ans d'innovation à La Pocatière

Vue aérienne du Centre de développement bioalimentaire, en 1985.

Photo : CDBQ

Radio-Canada

Le Centre de développement bioalimentaire du Québec (CDBQ) à La Pocatière fête ses 20 ans et s'apprête une fois de plus à agrandir ses locaux. Au fil des ans, des dizaines d'entreprises comme Le Fou du cochon et Premier Tech y ont élaboré de nouveaux produits et de nouvelles façons de faire. Voici un bref portrait de ce fleuron encore méconnu du Kamouraska, qui est passé de 5 à 35 employés au fil des ans.

Un texte de Julie Tremblay

Au début du XXe siècle, ce qui est aujourd'hui le CDBQ était une ferme expérimentale du gouvernement fédéral. On y faisait principalement des recherches sur la production ovine et la pomme de terre.

Le plus ancien bâtiment de ferme du Centre de développement bioalimentaire du Québec, dans les années 1940.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le plus ancien bâtiment de ferme du Centre de transformation bioalimentaire du Québec, dans les années 40.

Photo : Archives Côte-du-Sud

En 1995, Ottawa a annoncé la fermeture de cette ferme. Un groupe de citoyens s'est alors mobilisé pour sauver ces installations et, deux ans plus tard, le gouvernement les cédait pour la somme symbolique d'un dollar. Le Centre de développement bioalimentaire du Québec était né.

À l'époque, il y avait beaucoup de production dans le Bas-Saint-Laurent, mais peu de transformation. Alors, qu'est-ce qu'on fait avec des installations de la sorte? On savait que la région n'était pas très bien équipée pour donner de la valeur ajoutée aux produits. Ç'a été une belle occasion.

Gilles Martin, président du Centre de développement bioalimentaire du Québec
Plan serré sur des mycorhizes en laboratoireAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Depuis les débuts du CDBQ, Premier Tech y loue des locaux pour développer ses mycorhizes, qui sont maintenant vendus à l'international.

Photo : Radio-Canada

Des entreprises comme Premier Tech sont venues y louer des espaces pour créer de nouveaux produits.

C'est d'ailleurs à La Pocatière que l'entreprise louperivoise a développé ses mycorhizes, des champignons qui se trouvent sur la racine des plantes et qui sont maintenant vendus à l'international.

Bâtiment de l'incubateurAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'incubateur bioalimentaire de La Pocatière a été construit en 2005-2006.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Un incubateur d'entreprises

La construction de l'incubateur d'entreprises en transformation alimentaire, en 2005-2006, a marqué une étape importante dans l'histoire du CDBQ. Dix millions de dollars ont été investis dans des laboratoires à la fine pointe de la technologie.

L'incubateur, ç'a vraiment été l'événement marquant qui a complètement transformé le centre ici.

Michel Garon, directeur général, CDBQ

« Là, on ajoutait une nouvelle dynamique dans l'organisation, avec des services de transformation alimentaire et un volet formation aussi. En parallèle s'est développé à l'ITA [l'Institut de technologie agroalimentaire] un programme en transformation alimentaire », explique Michel Garon.

Ce programme permet aux étudiants de l'ITA de faire des essais, à petite échelle, pour concevoir de nouveaux produits. Lorsque les laboratoires ne sont pas utilisés pour la formation, ils sont mis à la disposition des entreprises.

photo aérienne des installations avec les années où les bâtiments ont été construitsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Au cours des 10 dernières années, le CDBQ a investi plus de 25 millions de dollars dans ses infrastructures.

Photo : CDBQ/Luc Théberge

Au cours des 10 dernières années, le CDBQ a investi plus de 25 millions de dollars dans ses infrastructures.

En 2018, l'incubateur d'entreprises en transformation alimentaire sera agrandi dans le but d'y mettre au point des boissons fermentées. Le projet est estimé à 4,5 millions de dollars et permettra la création de quatre ou cinq emplois.

Bas-Saint-Laurent

Histoire