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Changements climatiques : la Nouvelle-Écosse pourrait-elle devenir une île?

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Des terres inondées sur l'isthme de Chignecto, près d'Amherst

Photo : Organisation des mesures d'urgence de la Municipalité du comté de Cumberland, N.-É.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le maire de la petite ville d'Amherst, du côté néo-écossais de la frontière avec le Nouveau-Brunswick, tire la sonnette d'alarme : sa province pourrait devenir une île d'ici 20 ans si rien n'est fait pour renforcer les aboiteaux qui gardent au sec l'isthme de Chignecto, la bande de terre qui relie les deux provinces.

Les aboiteaux ont été construits par les pionniers acadiens à partir de la fin du 17e siècle pour assécher des terres de façon à pouvoir les cultiver.

Plus de 300 ans plus tard, ils remplissent toujours leur fonction, mais la montée du niveau de la mer risque de bousculer le statu quo.

« Il ne fait aucun doute qu’à un moment donné, les digues [les aboiteaux] seront submergées », déclare le maire d’Amherst, David Kogon.

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L'aboiteau d'Amherst est fortement endommagé.

Photo : Michel Nogue/Radio-Canada

Il a cosigné avec son homologue de Sackville, du côté néo-brunswickois de la frontière, une lettre aux ministres responsables des infrastructures en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et à Ottawa pour réclamer une rencontre en vue d’établir un plan d’action.

La lettre datée du 1er novembre est restée sans réponse jusqu’ici.

Un corridor économique

Les maires soulignent l’importance économique du lien terrestre entre la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick : 19,5 milliards de dollars de marchandises y transitent chaque année par train et environ 500 millions de dollars de marchandises par la route, selon un rapport de Ressources naturelles Canada.

Le maire Kogon estime que des travaux de consolidation des digues sont devenus urgents : ils doivent être réalisés d’ici cinq ans, selon lui. « Ce n’est pas un projet optionnel! »

Le député fédéral de Cumberland-Colchester, Bill Casey, affirme que la responsabilité des aboiteaux a été transférée aux deux provinces en 1966. Il reconnaît toutefois que le coût de travaux éventuels dépasserait leurs moyens financiers et qu’Ottawa a donc un rôle à jouer.

D’après lui, les fonds fédéraux pour l’infrastructure pourraient être mis à contribution.

Avec les informations de CBC

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