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À la recherche de solutions pour la protection des mammifères marins

Une baleine noire trouvée morte dans le golfe du Saint-Laurent.
Une baleine noire trouvée morte au mois d'août 2017 dans le golfe du Saint-Laurent Photo: Pêches et Océans Canada
Radio-Canada

La recherche sur la protection du béluga et de la baleine noire se poursuit. De nombreux spécialistes sont rassemblés depuis le début de la semaine à Rivière-du-Loup pour la réunion scientifique annuelle de l'organisme Québec-Océan.

Un texte de Patrick Bergeron

Au cours des derniers mois, l'expert en océanographie à Pêches et Océans Canada Stéphane Plourde et d'autres chercheurs ont tenté de mieux comprendre où se nourrissent les baleines noires de l'Atlantique. Différentes données ont été compilées sur le fleuve Saint-Laurent, au large des maritimes et dans les zones d'eau américaines.

Les spécialistes espèrent trouver les différents habitats essentiels de la baleine noire et ainsi mieux les protéger. Dernièrement, de nombreux spécimens de cette espèce ont été retrouvés morts. Selon toute vraisemblance, l'activité humaine serait en cause.

Notre étude pourra expliquer pourquoi les baleines se sont retrouvées dans des zones plus à risque, ce qui a causé plus de mortalité.

Stéphane Plourde, Pêches et Océans Canada

Différentes études portent également sur les risques de contamination des bélugas. L'étudiante à la maîtrise à l'Université du Québec à Rimouski Sophia Ferchiou a analysé les proies préférées des bélugas. Elle cherche maintenant à savoir si certaines espèces sont plus susceptibles de transmettre des contaminants.

Selon l'étudiante, les premiers résultats de ses recherches pourraient être disponibles d'ici un an. La chute de la population de bélugas l'amène à vouloir faire vite tout en respectant l'intégrité de la recherche.

Le président du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins, Robert Michaud, affirme que toutes ces études permettent d'avoir une vision globale de la situation pour ces deux espèces. Il avance d'emblée que les données sont plus précises pour les baleines noires alors que les résultats sont très fragmentaires pour le béluga.

Ces études nous permettent de prévoir les prochaines actions à poser. C'est ainsi que nous pouvons réellement faire de la préservation.

Robert Michaud, président Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins

Robert Michaud explique que des rencontres comme celles de Québec-Océan permettent aux chercheurs de travailler en collaboration et ainsi de faire avancer plus rapidement les connaissances dans ce milieu.

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