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Un Québécois sur six consomme du cannabis

Le reportage de Hugo Lavallée

Des données sur la consommation de cannabis recueillies au Québec et ailleurs au Canada révèlent que les jeunes sont plus nombreux à en prendre que les vieux, les hommes plus que les femmes, et les Britanno-Colombiens plus que les autres Canadiens. Les approches pour faire face à la légalisation annoncée du cannabis, le 1er juillet prochain, diffèrent également d'une province à l'autre.

Un texte de Hugo Lavallée, correspondant parlementaire à Québec

Selon l'Enquête québécoise sur la santé de la population, réalisée en 2014-2015 par l'Institut de la statistique du Québec, 15,2 % des Québécois âgés de 15 ans et plus ont consommé du cannabis au cours de la dernière année.

Ce sont les adolescents et les jeunes adultes qui consomment le plus de cannabis : 31,0 % des 15-17 ans et 41,7 % des 18-24 ans en ont consommé au cours de la dernière année.

Dans tous les groupes d'âge, les hommes sont plus nombreux à consommer du cannabis que les femmes. En moyenne, 19 % des hommes en consomment, contre seulement 11,5 % des femmes.

Parmi ceux qui consomment du cannabis, 52,0 % (la majorité) le font moins d'une fois par mois, mais 10,8 % le font tous les jours. Ce sont les consommateurs âgés de 24 à 44 ans qui ont le plus tendance à en consommer quotidiennement, même si les variations entre les groupes d'âge sont de faible amplitude.

À l'échelle canadienne, c'est à l'Île-du-Prince-Édouard qu'on consomme le moins de cannabis, et en Colombie-Britannique qu'on en consomme le plus, selon l'Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues réalisée par Statistique Canada.

Et parmi les pays développés, c'est au Canada que les adolescents de 11, 13 et 15 ans sont les plus nombreux à consommer du cannabis, selon l'UNICEF.

Des approches variées

En plus des habitudes de consommation, qui varient d'une région à l'autre du pays, on constate aussi des différences dans les approches retenues par les gouvernements provinciaux pour encadrer la vente et la consommation de cannabis.

Par exemple, l'Ontario et le Québec ont choisi d’en confier la vente à une société d'État, alors qu'en Alberta, des entreprises privées pourraient être autorisées à en vendre.

Des différences existent aussi en ce qui a trait à la consommation dans les lieux publics. L'Ontario ne compte pas autoriser la consommation de cannabis dans les lieux publics, mais l'Alberta pourrait le faire dans certains endroits, là où il est déjà permis de fumer du tabac.

Au Québec, la réglementation risque d'être semblable à celle qui sera en vigueur en Ontario. « Il y aura des points communs évidents entre les deux approches », déclarait Philippe Couillard en marge de la visite de la première ministre ontarienne à Québec, le 22 septembre dernier.

Plusieurs provinces sont toutefois sur la même longueur d'onde en ce qui concerne l'échéancier mis de l'avant par le gouvernement fédéral, et estiment qu'Ottawa devrait reporter l'entrée en vigueur de sa loi sur la légalisation du cannabis.

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