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Sur les traces de Louis Riel à Winnipeg

Un homme tient une lettre

Le directeur général du Centre du patrimoine à la Société historique de Saint-Boniface, Gilles Lesage, tient l'une des dernières lettres écrites par Louis Riel.

Photo : Radio-Canada / Thibault Jourdan

Radio-Canada

Cela a fait 132 ans le jeudi 16 novembre que Louis Riel est mort pendu. Winnipeg regorge d'archives et d'objets ayant appartenu au leader métis; les traces de son histoire sont réparties un peu partout dans la capitale manitobaine.

Un texte de Thibault Jourdan

Si un touriste ou un passionné d’histoire voulait profiter de la journée du 16 novembre pour en apprendre davantage sur le leader métis considéré comme le père fondateur du Manitoba, il devrait tout d’abord se diriger vers le quartier de Saint-Boniface. C’est là que reposent le plus grand nombre d’archives et d'objets anciens liés à Louis Riel.

Le Centre du patrimoine détient ainsi la plus grande collection d’archives, avec environ 1000 pages d’écrits de la main de Louis Riel, selon Julie Reid, l’archiviste du Centre du patrimoine. Parmi les documents notoires, on trouve une lettre de Louis Riel à José-Noël Ritchot, écrite en 1870, dans laquelle il mentionne le nom de Manitoba comme appellation possible pour la future province, ainsi qu’une lettre écrite à sa mère, Julie Riel, la veille de sa mort, soit le 15 novembre 1885.

Une lettreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'une des dernières lettres écrites par Louis Riel

Photo : Radio-Canada / BERT SAVARD

Il faut ensuite se rendre au musée de Saint-Boniface pour voir de nombreux objets ayant appartenu à Louis Riel. Le musée abrite ainsi, entre autres, sa malle, un sac à feu, un revolver, une mèche de cheveux ainsi que des poils de barbe, ses mocassins et son cercueil.

Au-delà du quartier historique francophone, les traces du fondateur de la province se retrouvent un peu partout en ville. La maison familiale se situe, par exemple, dans le quartier Saint-Vital, tandis que la tombe de Louis Riel est visible dans le cimetière de la cathédrale de Saint-Boniface. Par ailleurs, plusieurs statues de Louis Riel sont réparties dans la ville. Le Musée du Manitoba, quant à lui, n’a qu’un seul objet ayant appartenu au leader métis : un bâton lui ayant servi de canne lorsqu’il a été transféré de Moose Jaw à Regina en 1885.

Les archives du Manitoba détiennent des centaines de documents textuels, iconographiques ou photographiques, dont le Journal de la session de l’Assemblée législative d’Assiniboia, qui contient un compte rendu des délibérations de l’Assemblée législative du gouvernement présidé par Louis Riel au moment des négociations de l’entrée du Manitoba dans la Confédération canadienne.

L’Université du Manitoba a, elle aussi, des archives reliées à Louis Riel. Selon Natalie Vielfaure, l’archiviste de l’Université, une lettre de Louis Riel à Pierre Lavallée est l’un des documents phares de la collection : la lettre évoque la relation entre les Métis et les Canadiens français et Louis Riel explique pourquoi il souhaite une relation plus forte entre ces deux communautés. L’archiviste indique aussi une carte de visite de Louis Riel à l’histoire particulière : elle a été retrouvée en Australie dans une vente aux enchères qui vendait surtout des documents portant sur la guerre de Sécession aux États-Unis, mais il n’y a aucune indication sur la façon dont des documents liés à l’histoire du Manitoba se sont retrouvés parmi d’autres documents liés à la guerre de Sécession américaine.

Sur le champ de bataille

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