•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un restaurant de Trois-Rivières recrute au Mexique

Façade du restaurant Vincenzo

Le restaurant Vincenzo au centre-ville de Trois-Rivières a fermé temporairement ses portes faute de personnel.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'industrie de la restauration traverse présentement une importante pénurie de main-d'oeuvre. Les problèmes sont sérieux à un point tel qu'un restaurateur de Trois-Rivières a décidé de se tourner vers le recrutement international pour rouvrir son commerce.

Le propriétaire des restaurants Vincenzo, Mario Vincent, affirme avoir dû fermer temporairement un de ses établissements au centre-ville, faute de personnel.

Pour résoudre son problème, il a décidé de se tourner vers le Mexique pour reprendre du service.

J'ai des gens [du Mexique] qui vont s'en venir. On a déjà fait des [démarches] avec l'immigration, pour amener des gens à travailler chez nous.

Mario Vincent, propriétaire des restaurants Vincenzo

Mario Vincent affirme que recruter à l’international est cher et il souhaiterait que le gouvernement aide les restaurateurs.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Affiche sur une porte disant que l'établissement doit fermer

Le reportage de Jérôme Roy

Photo : Radio-Canada

Un problème à la grandeur de la province

La question de la pénurie de main-d'oeuvre était d’ailleurs au centre des discussions au Rendez-vous 2017 de l'Association des restaurateurs du Québec, qui se déroulait mardi à Trois-Rivières.

Selon les données du Conseil québécois des ressources humaines en tourisme et de l'Association des restaurateurs du Québec, 70 % des restaurateurs au Québec ont du mal à recruter du personnel.

« Nous, actuellement, on n'est pas encore en pénurie totale, mais on est vraiment sur la ligne », a déclaré le propriétaire du restaurant trifluvien Le Castel 1954, Claude Gauthier.

Certaines périodes de l’année causent des maux de tête à la Maison de débauche, au centre-ville de Trois-Rivières. « C'est souvent à la rentrée des classes ou à la fin de l'été que les gens quittent ou prennent moins d'heures », explique le propriétaire Martin Lampron.

Parmi les solutions évoquées, il y a le partage de personnel entre restaurateurs, la réduction du menu ou encore une meilleure formation du personnel.

C'est sûr qu'il faut commencer par la base, faut former les jeunes. [Il] faut dire aux jeunes que c'est un beau métier.

Ioanna Yannopoulos, directrice générale et propriétaire du Grec Baie-Jolie

La question d’un meilleur partage du pourboire, dossier plus épineux, est aussi envisagée.

D’après le reportage de Jérôme Roy

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !