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Université de langue française en Ontario : le projet de loi est déposé

Le ministre ontarien des Finances Charles Sousa lors du dépôt de son dernier budget
Le ministre ontarien des Finances Charles Sousa lors du dépôt de son dernier budget Photo: La Presse canadienne / Nathan Denette
Radio-Canada

Un pas de plus a été franchi vers la création d'une université de langue française en Ontario : le gouvernement de Kathleen Wynne a profité de l'énoncé économique d'automne pour déposer un projet de loi qui définit la mission et d'autres aspects de ce projet.

Un texte d’Eve Caron

Le gouvernement s’engage ainsi à faire suite à une revendication de longue date de la communauté francophone.

Selon le projet de loi déposé mardi, l’université s’appellera « Université de l’Ontario français ».

Elle aura pour mission de « proposer une gamme de grades universitaires et de programmes d’études en français pour promouvoir le bien-être linguistique, culturel, économique et social de ses étudiants et de la communauté francophone de l’Ontario. »

C’est vraiment une belle avancée.

Marie-France Lalonde, ministre des Affaires francophones de l’Ontario

Le ministre des Finances, Charles Sousa, a parlé d’un moment « historique » en déposant le projet de loi en Chambre, mardi après-midi. L’énoncé économique du ministre est toutefois avare de détails quant au financement d’une telle université.

Selon la ministre des Affaires francophones, Marie-France Lalonde, 20 millions de dollars ont déjà été annoncés pour le projet en août dernier.

Une nouvelle université « dans le grand Toronto »

Mme Lalonde a par ailleurs confirmé que l’Université de langue française de l’Ontario sera située dans le grand Toronto.

Elle ajoute qu’un « comité technique de mise en oeuvre » doit être mis sur pied prochainement pour établir les modalités du projet.

Ce comité sera présidé par Dyane Adam, qui a dirigé le conseil qui a recommandé la création d’une université de langue française. Ce rapport avait été déposé en juin dernier.

Dès 2020?

Les francophones pourraient devoir attendre après 2020 avant de pouvoir profiter de cette nouvelle institution francophone. Questionnée par Radio-Canada à ce sujet, la ministre Lalonde refuse de s’engager à respecter l'échéance prévue dans le rapport de Dyane Adam.

« Ça va être vraiment un travail d’équipe », dit-elle. « Bâtir quelque chose, ce n’est jamais simple. »

Toronto

Éducation