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Écrire le Québec en vivant en France

L'auteur Éric Plamondon

L'auteur Éric Plamondon

Photo : Radio-Canada / Alexis Gacon

Radio-Canada

Éric Plamondon est l'un des invités d'honneur du Salon du livre de Montréal, qui se tiendra du 15 au 20 novembre. Celui qui habite Bordeaux depuis plus de 20 ans est toujours inspiré par le Québec dans son écriture.

Un texte de Cécile Gladel

Né à Québec, Éric Plamondon a grandi à Donnacona, mais il habite Bordeaux depuis 21 ans. C’est l’amour qui l’a attiré dans cette région du vin. Alors qu’il enseignait à Toronto, il y a suivi une jeune bordelaise et n’est jamais reparti. « La qualité de vie est agréable. En trois heures de voiture, on peut aller skier dans les Pyrénées. »

Même s’il vit loin du Québec, chacun de ses livres s’en inspire.

Je ne me donne pas comme objectif que l’histoire va se passer au Québec, mais j’y reviens toujours. C’est la magie de l’écriture, pas besoin d’y vivre. Et nos rêves nous ramènent dans notre enfance.

D’ailleurs, il pense que chacun de ses livres est un retour aux sources. « Je crois que je n’aurais jamais autant écrit sur le Québec si je n’étais pas parti. »

Un roman pour ses 40 ans

S’il a toujours écrit, ce n’est qu’à l’âge de 40 ans qu’Éric Plamondon a publié son premier roman. « Adolescent dans ma chambre, j’écoutais Francis Cabrel en réécrivant les paroles, puis j’ai étudié en génie électrique à l’université, en sciences, en économie, en journalisme, finalement en création littéraire à l’UQAM », raconte-t-il.

Arrivé à Bordeaux, il a travaillé en communication, mais il continuait d’écrire tous les jours. Jusqu’à ce qu’il découvre l’écrivain et poète américain Richard Brautigan. « Il m’a donné une clef pour débloquer quelque chose. Je me suis donc donné le défi d’écrire un livre pour mes 40 ans. Mais 4 mois avant 40 ans, je n’avais toujours pas de livre. »

Finalement, il s’est forcé à écrire cinq pages par jour et il a atteint son objectif d’avoir un premier manuscrit pour ses 40 ans. Ce qu’il n’avait pas prévu au départ, c’est qu’il écrirait une trilogie. Mais il avait assez de matériel pour le faire.

J’ai réalisé que ça allait être juste mon premier roman et qu’il y en aurait plein d’autres.

Il a donc publié Hongrie-Hollywood Express, puis Mayonnaise et Pomme S, le dernier roman de la trilogie 1984. Par la suite, il publie Ristigouche puis Taqawan.

La couverture de « Taqawan » d'Éric PlamondonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La couverture de « Taqawan » d'Éric Plamondon

Photo : Le Quartanier

Difficile de vivre de l’écriture

Depuis, il ne travaille plus en communication, mais dans une imprimerie de la région de Bordeaux, après avoir été écrivain à temps plein pendant quelques années grâce à une bourse de création. « J’avais besoin de sortir de chez moi et d’argent. »

L’écrivain a plusieurs envies : écrire de la poésie, des chansons, « mais je suis nul en musique; non, je ne suis pas de la famille de Luc Plamondon ».

Il a aussi un autre projet de livre et une demande de bourse qui pourrait l’amener à passer plus de temps au Québec.

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