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Police municipale ou police provinciale : Nipissing Ouest revisite ses options

Un véhicule de la police de la municipalité de Nipissing Ouest.

La municipalité de Nipissing Ouest songe à nouveau à faire appel à la PPO pour assurer ses services policiers.

Photo : Radio-Canada / Police Nipissing Ouest

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La municipalité de Nipissing Ouest, dans le Nord de l'Ontario, pourrait épargner à long terme, si elle choisit de démanteler son corps policier au profit de la Police provinciale de l'Ontario. Une nouvelle formule de financement rendrait les coûts plus abordables que dans les années précédentes.

Un texte de Caroline Bourdua

Le 18 octobre 2016, une résolution a été adoptée pour que la Police provinciale de l’Ontario fournisse une ébauche des coûts de ses services, advenant que Nipissing Ouest décide de démanteler son service de police municipal.

Depuis cette période, des échanges d’information, de même que des inspections et des analyses du corps policier existant et de ses bureaux ont eu lieu, pour permettre à la PPO d’élaborer sa proposition.

« Je suis réellement curieuse de voir le coût [...] si ces services rencontrent les besoins de nos communautés. »

— Une citation de  Joanne Savage, mairesse de Nipissing Ouest

Nouvelle formule de financement

En 2012, le conseil municipal de Nipissing Ouest a fait le même exercice pour finalement décider de maintenir le statu quo, c’est-à-dire son propre service de police.

Celui-ci compte 21 personnes incluant le chef de police.

Selon la mairesse, 90 % du budget de la police municipale est englouti par les salaires des policiers.

Joanne Savage, mairesse de Nipissing OuestAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Joanne Savage, mairesse de Nipissing Ouest

Photo : Radio-Canada / Natacha Lavigne

« Il y a cinq ans, quand on regardait aux coûts, chaque municipalité était traitée différemment au chapitre financier, explique la mairesse Joanne Savage. Cette fois-ci, il y a une formule rédigée par la province. »

La formule de financement de 2018 s’établit comme suit :

  • 57,4 % des frais sont imputables aux services de base offerts par la PPO
  • Chaque ville paie selon le nombre de propriétés sur son territoire et le coût moyen provincial à débourser par propriété
  • Le nombre de propriétés est déterminé selon les données de la Société d’évaluation foncière des municipalités (MPAC)
  • 42,6 % des frais sont imputables aux appels faits pour l’intervention de la PPO
  • Ces coûts sont calculés selon une formule qui tient compte des moyennes provinciales et des temps d’attente

Dans la formule proposée par la PPO, un agent de police de première classe coûterait en 2018 près de 135 000 $ par année, excluant notamment les heures supplémentaires, les installations et les services d’entretien de la bâtisse.

De plus, les municipalités doivent payer annuellement environ 30 000 $ pour les coûts du personnel de soutien, les dépenses d’exploitation telles que les véhicules, les téléphones, le centre des communications, les équipements et les uniformes.

Économie à long terme

Selon le scénario présenté, il en coûterait moins cher à la ville de prendre les services de la PPO.

Mais ces économies ne pourraient se réaliser avant 2021.

Selon la mairesse Savage, les coûts projetés de la PPO pour 2018 sont évalués à environ 4,1 M$, une estimation qui ressemble aux coûts actuels avec la police municipale de Nipissing Ouest.

Mais dès la première année, il faudrait investir 8 millions de dollars pour la réfection du poste de police, selon les normes établies par le corps policier provincial.

À cela s’ajoutent 2,5 M$ en lieu d’indemnité de départ et de régime de retraite des policiers municipaux actuels.

Enfin, les coûts de démarrage sont évalués à un peu plus de 647 000 $.

Le château d’eau de Sturgeon Falls, dans Nipissing Ouest Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le château d’eau de Sturgeon Falls, dans Nipissing Ouest

Photo : Radio-Canada / Caroline Bourdua

La police de Nipissing Ouest couvre un territoire fusionné dont les principales communautés sont Sturgeon Falls, Lavigne, Field, Cache Bay, Monetville Nord, River Valley et Verner, et plus de 17 cantons non organisés.

Sa population est d’environ 14 500 habitants.

L'agent est au téléphone, assis à son bureau.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef de la police de Nipissing Ouest, Chuck Séguin.

Photo : Radio-Canada

Consultation communautaire

Avant que toute décision soit arrêtée quant à l’avenir du service de police de Nipissing Ouest, les résidents seront consultés.

La Municipalité les a conviés à une rencontre le 22 novembre au centre communautaire Marcel Noël.

La PPO sera présente et répondra aux questions des citoyens.

La police de Nipissing Ouest et la Municipalité seront aussi représentées au cours de ce forum public.

Le rapport est disponible sur le site web de la municipalité de Nipissing Ouest et la PPO accepte aussi les questions du public sur son site web, jusqu’au 1er décembre.

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