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Un syndicat réclame la peau de Phénix

Debi Daviau, en conférence de presse, portant un macaron où l'on peut lire «Forget Phoenix»

Debi Daviau estime que le gouvernement doit reléguer Phénix aux oubliettes.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) a réclamé mardi la création d'un nouveau système de paye pour remplacer Phénix, dont les ratés continuent de faire les manchettes.

Selon le syndicat, il serait plus facile de créer un nouveau système de paye à l'interne, conçu par les informaticiens professionnels de la fonction publique, plutôt que de régler les problèmes en cours.

« Ça suffit », a clamé Debi Daviau, présidente de l'IPFPC, le syndicat qui représente les informaticiens professionnels du gouvernement. Elle estime que le gouvernement doit abandonner le système malgré toutes les dépenses engagées.

« Il faut avoir le courage de réduire ses pertes et de faire ce qu'il faut pour avoir des résultats. »

— Une citation de  Debi Daviau, présidente de l'IPFP

« Nous avons besoin d'un système de paye qui marche et nous avons les personnes qu'il faut pour le régler », a ajouté Mme Daviau.

La présidente estime que cette solution serait peu coûteuse, mais elle reconnaît ignorer les montants exacts qui seraient nécessaires.

Le syndicat ajoute que ses membres ont perdu tout espoir que le gouvernement puisse régler les problèmes du système Phénix.

De son côté, un autre syndicat, l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), reste prudent.

« Ce que nous voulons, c’est un système qui permet de payer nos membres. Le fiasco Phénix nous a appris qu’avant d’adopter un nouveau système, il faut consulter les gens et faire des tests », a affirmé Robyn Benson, présidente nationale de l’AFPC. « Quand le gouvernement est passé à Phénix, il a ignoré les conseillères et conseillers en rémunération. On ne laissera pas faire cette erreur deux fois. »

Le gouvernement reste déterminé à réparer Phénix

Une porte-parole de la ministre des Services publics et de l'Approvisionnement du Canada, Carla Qualtrough, a répliqué à cette sortie de l'IPFPC en rappelant la détermination du gouvernement Trudeau de réparer le système Phénix.

Dans une déclaration de l'attachée de presse de la ministre Qualtrough, Ashley Michnowski écrit que le gouvernement est « à l'écoute des préoccupations et des problèmes soulevés par les employés ». « Nous sommes déterminés à collaborer à tous les niveaux pour les résoudre le plus rapidement possible. SPAC continue de s'employer, en collaboration avec tous les partenaires concernés, notamment les dirigeants syndicaux, à trouver des solutions novatrices et efficaces aux problèmes de paye », a-t-elle poursuivi.

Mme Michnowski indique que le gouvernement attend avec impatience la sortie, la semaine prochaine, du rapport du vérificateur général qui s'est penché sur toute la saga du système de paye Phénix.

Les néo-démocrates appuient l'IPFPC

Par voie de communiqué, la porte-parole adjointe du NPD en matière de travail, Karine Trudel, indique que le gouvernement Trudeau doit élaborer un plan alternatif au système de paye Phénix.

« Le nombre de fonctionnaires affectés par le fiasco de Phénix continue d’augmenter; c’est maintenant 265 000 d’entre eux qui ont des problèmes avec leur paye. En collaboration avec les syndicats et les employés, le gouvernement doit considérer un plan B qui exclut Phénix. »

— Une citation de  Karine Trudel, députée de Jonquière

Le NPD soutient que le gouvernement doit abandonner la sous-traitance dans ce dossier et s'appuyer sur l'expertise à l'interne pour élaborer un nouveau système de paye.

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