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Les territoires et le Nunavut à l'honneur au PFCNO

Des jeunes debout dans une salle du Palais législatif du Manitoba

Le Parlement franco-canadien du Nord et de l'Ouest offre aux jeunes francophones de 16 à 25 ans une chance de participer à une simulation parlementaire.

Photo : Radio-Canada / Pier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Parlement franco-canadien du Nord et de l'Ouest (PFCNO) s'est réuni cette fin de semaine à Winnipeg. Il s'agit d'une simulation politique qui donne la possibilité aux jeunes de 16 à 25 ans de découvrir le fonctionnement du pouvoir et les réalités de la politique canadienne.

Un texte de Pierre Verrière

Pour les participants, c'était l'occasion de mieux comprendre le travail des députés lors d'une simulation parlementaire où ils ont pu débattre de projets de loi en chambre.

Pendant cette fin de semaine, Katrina Leclerc, présidente du PFCNO, a eu la responsabilité de modérer les débats parfois houleux dans l'hémicycle. Un rôle qui lui tient à coeur. Elle se félicite notamment de la présence de représentants des territoires.

« Nous avons accueilli beaucoup de nouveaux, surtout des territoires, ce qui est surprenant, car d'habitude on n'a pas de participants du Nunavut; or depuis deux ans on en a. Les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon on eu aussi une grosse représentation et nous sommes fiers de pouvoir représenter le Nord au sein du Parlement », note la jeune femme.

Elle souligne la participation active des nouveaux membres.

« Habituellement, les nouveaux sont plus réticents et gênés, mais le cabinet et les anciens les ont aidés pour leur permettre de s'épanouir et de s'immerger dans la simulation », souligne-t-elle.

Jacques de Moissac a tiré sa révérence dans l'hémicycle. C'est la dernière fois que le jeune homme originaire du Manitoba, qui a déjà siégé à plusieurs parlements jeunesse, participe au PFCNO.

« Je retiens que les participants connaissent le rôle des députés, ils voient comment le système parlementaire fonctionne alors que c'est un milieu habituellement fermé au public et qu'on n'enseigne pas cela dans le système scolaire », observe celui qui a endossé le rôle de premier ministre pour cette session.

« Les participants finissent par ressortir avec beaucoup de compétences et de connaissances par rapport au système. Ça change aussi la façon dont ils voient la politique. Ils se rendent compte que la période des questions c'est quelque chose d'un peu superficiel et ce n'est pas là que le travail se fait. Ils voient qu'il y a un travail en comité, que l'action citoyenne a une grande influence sur les députés », dit-il.

Pour la Manitobaine Kass Dolsky, ce PFCNO était une première expérience.

« J'ai beaucoup appris au sujet des lois et j'ai pu travailler avec des gens qui apprécient les mêmes choses que moi et avec qui j'ai les mêmes intérêts », raconte-t-elle.

Jacq Brasseur, elle, fait partie de la délégation de la Saskatchewan, où elle réside, mais représente également les Territoires du Nord-Ouest, d'où elle vient. Pour elle, le PFCNO est avant tout un espace de discussion où elle peut allier ses deux passions : le français et la politique.

« C'est toujours une expérience extraordinaire de revoir mes amis francophones et d'être capable de m'exprimer en français », explique-t-elle.

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