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Usine Vaudreuil : Rio Tinto franchit une nouvelle étape

Résidus de bauxite
Le site de disposition de résidus de bauxite situé tout près de l'usine Vaudreuil. Photo: courtoisie Rio Tinto
Radio-Canada

Le ministère de l'Environnement vient d'accorder deux certificats d'autorisation à Rio Tinto dans le cadre du projet de l'usine Vaudreuil du complexe Jonquière à Saguenay.

Rio Tinto a obtenu l’autorisation pour la construction d’une usine de filtration pour les résidus de bauxite de son site actuel, communément appelé le lac des boues rouges, qui doit atteindre sa pleine capacité d’ici 2022. Si tout se passe comme prévu, le projet devrait se concrétiser en 2018, précise Xuân-Lan Vu, conseillère en relation médias chez Rio Tinto.

L’entreprise a aussi obtenu le feu vert pour l’aménagement d’un nouveau site pour les résidus de bauxite, un projet contesté par la population.

L’aménagement d’un nouveau site ce n’est pas prévu avant une dizaine d'années.

Xuân-Lan Vu, conseillère en relation médias chez Rio Tinto.
Un échéancier des travauxL'aménagement d'un nouveau site pour les résidus de bauxite, qui vient d'être autorisé par le ministère de l'Environnement, sera réalisé dans une dizaine d'années. Photo : Rio Tinto

La conseillère en relation médias chez Rio Tinto se réjouit des autorisations du ministère, mais précise qu’il ne s’agit que de l’une des nombreuses étapes du projet.

L’obtention des certificats d’autorisation c’est un jalon important dans le cadre du projet Vaudreuil. Maintenant, il reste beaucoup à faire, dont les études de faisabilité et les travaux d’ingénierie.

Xuân-Lan Vu, conseillère en relation médias chez Rio Tinto.

Réaction des opposants

Du côté du Comité pour un Vaudreuil durable, qui est opposé au projet d'un second site de résidus de bauxite dans le boisé panoramique, cette autorisation n’est pas une surprise.

Frédéric Gagnon dans une rueFrédéric Gagnon, porte-parole du Comité pour un Vaudreuil durable, croit encore en une solution alternative. Photo : Radio-Canada

« Je considère encore qu’il y a possibilité d’aller vers une solution alternative. Qui est viable pour tout le monde », affirme le porte-parole Frédéric Gagnon, tout en précisant que plusieurs étapes restent à venir avant que Rio Tinto puisse aller de l'avant.

Rio Tinto, selon nous, ne répond pas aux quatre critères [du ministère de l'Environnement] : la faisabilité, l’économique, le social et l’environnement. Si le ministère leur a donné l’accord nous, sur le plan social, on n’est pas d’accord.

Frédéric Gagnon, porte-parole du Comité pour un Vaudreuil durable

Récemment, Rio Tinto avait annoncé un investissement de 16,8 millions de dollars pour réaliser les études de faisabilité qui s’inscrivent dans la phase 1 du projet Vaudreuil.

Les travaux d’ingénierie sont déjà amorcés et les études de faisabilité sont en cours.

La conseillère aux relations médias rappelle que Vaudreuil alimente les alumineries de la région en alumine. « Il y a près de 1000 emplois qui y sont liés dans la région. »

Selon Rio Tinto, l’usine Vaudreuil a transformé en alumine plus de 3,6 millions de tonnes de bauxite provenant de l’Afrique et du Brésil en 2016.

Saguenay–Lac-St-Jean

Économie