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  • Il y a 65 ans, où formait-on les officiers des Forces canadiennes?

    Téléjournal, 27 septembre 2019

    Radio-Canada

    En 1952, le Collège militaire royal de Saint-Jean est fondé sous la forme d'un collège classique. Le lieu de formation a comme objectif d'améliorer la représentation des officiers francophones au sein des Forces armées canadiennes. Le bilan dans ce domaine est alors faible. Retour sur les débuts de l'institution avec les journalistes Andréanne Lafond et Jacques Fauteux.

    Lors de son inauguration, l’institution d’enseignement, premier collège militaire bilingue au Canada, dispense les cours des deux premières années uniquement. Pour terminer leur formation, les cadets doivent donc se rendre au Collège militaire royal du Canada, à Kingston, ou bien au Collège militaire Royal Roads, à Victoria.

    En entrevue avec le journaliste Jacques Fauteux pour l’émission Reportages, le capitaine Jean Archambault explique le fonctionnement du collège et en précise les caractéristiques générales. Le rôle des enseignants est simple : préparer des officiers pour la profession militaire en leur donnant une formation militaire et universitaire.

    Les cours préparent pour le génie en général. Il y a aussi un autre cours où, après deux ans, on peut suivre une formation en lettres et en sciences humaines.

    Le Capitaine Jean Archambault

    Les cadets, qui paradent fièrement pour la caméra, choisissent, avant d’entrer au collège, une profession dans l’armée, dans l’aviation ou bien dans la marine. À Saint-Jean, les cours sont donnés dans la langue maternelle de l'étudiant, mais ils doivent, évidemment, apprendre l’anglais lorsqu’ils s’en vont poursuivre leur formation à Kingston.

    La vie au collège

    Reportages, 12 mai 1958

    Pour l’émission Reportages, Jacques Fauteux est accompagné par la journaliste Andréanne Lafond. Dans un salon du collège, elle s’entretient avec des cadets au sujet de leur routine et de la vie sur le campus.

    Plusieurs sujets sont abordés : la fréquentation des jeunes filles, le mariage, les résultats scolaires et les loisirs. Les jeunes cadets, visiblement enjoués, répondent très volontiers aux questions, parfois directes, de la journaliste.

    Reportages, 12 mai 1958

    Elle s'entretient avec quatre cadets vêtus des différents uniformes du collège. Ils expliquent l’utilité et l’utilisation de chaque uniforme.

    Au collège, le code vestimentaire est strict. Le cadet responsable parle d’ailleurs de la rigidité de la discipline. Si un élève perd un vêtement ou bien un objet appartenant au collège, il s’ensuit une accusation et une punition.

    Les femmes dans l’armée

    Téléjournal, 22 septembre 1980

    Les critères pour accéder au collège : avoir terminé ses études secondaires, être âgé d’au moins 16 ans et, finalement, être un homme. Il faut attendre les années 1980 pour voir les femmes se faire une place dans la profession.

    La journaliste Danielle Levasseur s'intéresse à ce sujet dans un reportage diffusé au Téléjournal le 22 septembre 1980. Pour la première fois au pays, une cinquantaine de femmes, qui suivent des cours d’officiers, sont complètement intégrées à la vie d’un collège militaire.

    La formation et les critères de sélection sont les mêmes pour les femmes que pour les hommes. Le ministère de la Défense nationale entend poursuivre la mise en place de cette politique d’intégration. Ainsi, tout est mis en œuvre pour que les femmes s'intègrent complètement à la vie militaire.

    L’objectif, fort simple, est d’accroître la présence des femmes parmi les Forces armées canadiennes. Le faible contingent féminin, parmi les futurs officiers, s’explique par le fait que les cadets qui suivent une formation d’officiers désirent généralement poursuivre une carrière dans les branches opérationnelles de l’armée.

    Et, malgré quelques exceptions, les femmes ne sont pas admises dans les branches opérationnelles de l’armée. Pourquoi donc s’inscrire au Collège militaire royal de Saint-Jean?

    C’est le défi à relever qui m’intéressait le plus. L’esprit aussi du Collège militaire, c’est ce qui m’a motivé à venir ici.

    Jasmine Côté

    Parmi cette nouvelle cohorte, elles ont choisi de devenir militaires parce qu’elles ont envie de discipline et, surtout, de défis.

    L’histoire d’une institution

    Le Collège militaire royal de Saint-Jean est né de la volonté de la Défense nationale de recruter un plus grand nombre d'officiers francophones. Il ouvre ses portes officiellement le 13 novembre 1952, alors que les premiers élèves officiers étaient arrivés depuis le 15 septembre et que les cours avaient débuté le 22 du même mois.

    En avril 1971, l'affiliation à l'Université de Sherbrooke permet au collège d'offrir un cours universitaire complet. En juin 1985, l'obtention d'une charte universitaire consacre le collège comme université à part entière et lui permet de donner ses propres diplômes de premier cycle. Enfin, en juin 1988, l'Assemblée nationale du Québec approuve un projet de loi qui autorise le collège à offrir un enseignement de deuxième et troisième cycles, ce qui en fait une université complète.

    En octobre 1993, l'élection du Parti libéral du Canada n'annonce rien de bon pour les forces armées canadiennes. Déjà, sous le gouvernement conservateur, le livre blanc de septembre 1991 prévoyait la fermeture des bases militaires en Allemagne et le rapatriement des soldats et des civils canadiens au pays. Ceci est fait en avril 1993. Les libéraux poursuivent dans la même veine. En 1995, pour des raisons économiques, le gouvernement libéral annonce la fermeture de plusieurs établissements jugés superflus, dont le Collège militaire royal de Saint-Jean. En 2008, la réouverture du Collège militaire royal de Saint-Jean a eu lieu en présence de la gouverneure générale, Michaelle Jean, et des ministres Peter MacKay et Michael Fortier.

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