•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Cannabis : les municipalités réclament leur part des revenus

La vitrine d'un comptoirs de vente de marijuana.

L'organisme qui représente les villes canadiennes demande au gouvernement fédéral de s'engager à fournir un financement stable pour aider les municipalités à faire face aux coûts de la légalisation de la marijuana.

Photo : Radio-Canada / David Horemans

Radio-Canada

Après les provinces qui se penchent sur les retombées fiscales potentielles de la légalisation de la marijuana souhaitée par Ottawa, c'est au tour des villes de réclamer leur part du gâteau. Ces dernières exigent de toucher une partie des recettes pour aider à couvrir les coûts associés à la légalisation du cannabis.

Dans une lettre adressée par la Fédération canadienne des municipalités (FCM) au ministre des Finances, Bill Morneau, les villes canadiennes affirment qu'elles veulent aussi que le gouvernement fédéral couvre les coûts de démarrage de la transition vers un nouveau système.

« Les municipalités prennent en charge presque 60 % des coûts des services de police au Canada », a écrit la présidente de la FCM, Jenny Gerbasi, dans une lettre datée du 2 novembre.

Préparer la majorité des forces policières canadiennes à appliquer les nouvelles règles concernant le cannabis, en prenant en compte les formations, les systèmes et les ressources appropriés, est une démarche considérable et coûteuse.

Jenny Gerbasi, présidente de la Fédération canadienne des municipalités (FCM)

Mme Gerbasi estime que les 161 millions de dollars déjà prévus par le gouvernement fédéral pour la formation constituent une bonne première étape, mais elle indique qu'on ne sait toujours pas quelle part de cet engagement peut être accordée aux municipalités pour les besoins de formation au niveau local.

« De plus, la formation n'est qu'une composante des frais de démarrage auxquels les gouvernements locaux font désormais face », précise la conseillère municipale du quartier Fort Rouge à Winnipeg

La Fédération canadienne des municipalités a déclaré que les villes se sont mises au diapason des objectifs fixés par le gouvernement Trudeau. Elles ont modifié leurs règlements administratifs de façon préventive afin de se préparer aux changements sur plusieurs fronts, et ce, malgré le manque d'information.

La conseillère de Fort Rouge, Jenny Gerbasi.

Jenny Gerbasi est présidente de la Fédération canadienne des municipalités (FCM) et conseillère municipale de Fort Rouge à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada

Jenny Gerbasi, qui est également maire adjointe de Winnipeg, a déclaré que certaines villes devront apporter des changements dans 17 départements différents, allant de la police aux ressources humaines en passant par les transports en commun.

Le gouvernement fédéral a proposé une taxe d'accise de 10 % sur la marijuana et de partager les revenus de la marijuana à hauteur de 50 % avec les provinces.

Certains gouvernements provinciaux ont déjà exprimé leur mécontentement à l'égard de cette formule, soutenant qu'ils devraient percevoir une plus grande part.

L'ajout des municipalités au débat actuel pourrait compliquer davantage les choses. Mais celles-ci entendent bien faire valoir que bon nombre des coûts associés à la légalisation leur reviendront.

Jenny Gerbasi a souligné que les gouvernements locaux sont responsables de l'administration et de l'application de la loi sur la vente du cannabis, en veillant à ce que les magasins de détail privés soient sécuritaires pour leurs employés et leurs clients.

« Nous sommes sur la première ligne », résume la conseillère municipale de Fort Rouge, ajoutant que les villes ont besoin d'argent qui provienne « de quelque part pour couvrir ces coûts ».

Nous sommes ceux qui font face à cela et nous avons donc besoin de faire partie de cette discussion avant que tout soit décidé, organisé et qu'on nous le présente.

Jenny Gerbasi, présidente de la Fédération canadienne des municipalités (FCM)

Jenny Gerbasi estime que le gouvernement fédéral s'est jusqu'ici montré ouvert à discuter avec les municipalités, mais que la question n'est toujours pas résolue.

Manitoba

Drogues et stupéfiants