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L'armée syrienne annonce la chute du dernier bastion de l'EI

Deux combattants armés dans la boîte d'une camionnette en marche.

Cette photo prise le 4 novembre montre deux combattants des forces progouvernementales se dirigeant vers Boukamal.

Photo : Getty Images / STRINGER

Radio-Canada

Le groupe armé État islamique (EI) a été chassé jeudi de Boukamal, la dernière ville syrienne dont il avait le plein contrôle.

« Les unités de nos forces armées, en coopération avec les forces supplétives et alliées, ont libéré Boukamal », a indiqué l’armée dans un communiqué.

L’information est confirmée par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), qui suit la situation dans le pays depuis Londres, grâce à un réseau de collaborateurs syriens.

La libération de Boukamal revêt une grande importance, car elle représente l’échec du projet du groupe terroriste EI dans la région.

Extrait d'un communiqué de l'armée

Située dans la province de Deir Ezzor, dans l’est de la Syrie, Boukamal est tout près de la frontière irakienne.

Diverses sources indiquent d’ailleurs que des combattants du Hezbollah libanais, allié du régime syrien, ont franchi la frontière pour pouvoir attaquer Boukamal par le nord.

Selon plusieurs sources, ils ont bénéficié de l’aide des unités paramilitaires du Hachd al-Chaabi, des milices chiites qui appuient l'armée irakienne dans leur offensive contre l'EI.

Selon l’OSDH, des miliciens irakiens et des Gardiens de la révolution iranienne ont aussi participé à cette offensive éclair contre Boukamal.

Cette attaque a été lancée quelques jours à peine après que l'armée syrienne eut annoncé la chute de la ville de Deir Ezzor, reprise avec l'aide de l'armée de l'air russe.

Le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, soutient que les combattants de l’EI se sont retirés vers des zones désertiques de l’est de la province de Deir Ezzor après de violents combats.

Du côté irakien de la frontière, l’EI est également poussé dans ses derniers retranchements; elle a été récemment chassée du poste-frontière d’Al-Qaïm, proche de Boukamal.

Dans ce secteur, elle ne contrôle plus que la petite localité de Rawa, située à l’est d’Al-Qaïm.

Syrie : l'engrenage de la guerre

Dans la province de Deir Ezzor, l’EI est non seulement attaquée par l’armée syrienne et ses supplétifs, mais aussi par des combattants kurdes et arabes appuyés par les États-Unis.

Ces derniers, regroupés sous la bannière des Forces démocratiques syriennes, sont actifs à l’est du fleuve Euphrate; l’armée syrienne et ses supplétifs contrôlent les secteurs à l’ouest.

Selon l’OSDH, l’EI ne contrôle plus en Syrie que quelques villages et petites localités de la province de Deir Ezzor, ainsi qu’un champ pétrolier.

Ailleurs en Syrie, l’EI reste présente dans deux quartiers périphériques de Damas, Yarmouk et Hajar al-Aswad, et dans quelques poches de la province centrale de Homs et du sud syrien.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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