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Crise des opioïdes : des taux de mortalité plus élevés chez les Autochtones en Alberta

Un homme se prépare une consommation de drogue.

La crise des opioïdes fait rage en Alberta

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que la crise des opioïdes continue ses ravages partout à travers le pays, un nouveau rapport de Santé Alberta démontre que les Autochtones sont trois fois plus susceptibles que les non-Autochtones de mourir d'une surdose d'opioïdes en Alberta.

Entre janvier 2016 et mars 2017, 87 Autochtones de l’Alberta sont ainsi morts d’une surdose reliée aux opioïdes. Le rapport démontre aussi que les Autochtones sont beaucoup plus susceptibles de s'être fait prescrire ces drogues par un médecin.

Le document compilé par Santé Alberta et le Centre de gouvernance de l'information des Premières Nations de l'Alberta révèle que 61 % des Autochtones morts d'une surdose apparente ont acquis le médicament dans une pharmacie, comparativement à 35 % des morts parmi les non-Autochtones.

Des données qui inquiètent, mais ne surprennent pas des intervenants du milieu comme le chef du département des urgences à Calgary, le docteur Eddy Lang.

« Nous savons que c’est une population qui a des vulnérabilités sociales. Ils sont souvent sans abris et les taux de maladies mentales sont plus élevés », explique-t-il. « On sait que c’est une population qui a des problèmes d’abus et ces données viennent donc [se] refléter [dans] la crise des opioïdes. »

Selon lui, dans la majorité des cas, les opioïdes sont prescrits pour soulager certains douleurs ou traumas. « Malheureusement, dans un certain pourcentage de la population, ça devient un problème de dépendance », explique-t-il.

Des signes d'amélioration

Susan Christenson, qui travaille dans la Première Nation Kainai, au sud de Calgary, se dit choquée par ces données, mais elle non plus n’est pas surprise.

Elle croit aussi que cette différence de taux entre les Autochtones et les non-Autochtones est un reflet des traumas que vivent encore beaucoup de membres des Premières Nations.

Elle croit cependant voir de bons signes à l’horizon : « Avec cette crise, je pense que les médecins sont beaucoup plus conscients de l'importance de faire attention à la prescription d'opioïdes », croit-elle.

Elle dit déjà avoir remarqué quelques changements dans sa communauté.

Alberta

Crise des opioïdes