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Développement des hydrocarbures : des précautions à prendre pour protéger l’eau

Rivière Sainte-Anne, parc de la Gaspésie

Rivière Sainte-Anne, parc de la Gaspésie

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Conseil de l'eau du nord de la Gaspésie estime que Québec devrait retirer son projet de règlement concernant les activités d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures en milieu hydrique.

Un texte de Joane Bérubé

Le projet autoriserait les forages dans les lacs et cours d’eau du territoire québécois. Cette prise de position s’inscrit dans le cadre de la consultation gouvernementale sur quatre règlements de la Loi sur les hydrocarbures qui a été prolongée jusqu’au 9 décembre prochain.

Thierry Ratté, codirecteur par intérim du Conseil de l’eau du nord de la Gaspésie, estime qu’il était important pour le conseil de se prononcer. Le nord de Gaspésie, avec les forages de Pétrolia et de Junex, est au cœur des projets d’exploration en cours au Québec.

« C’est notre territoire, dit-il, dans les bassins versants de la rivière York et un peu dans le bassin versant de la rivière Darmouth. »

Des pêcheurs dans la rivière YorkAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des pêcheurs dans la rivière York

Photo : Mathieu Dupuis

Le Conseil demande aussi que les milieux humides, les zones inondables ainsi que les zones de recharge des aquifères soient exempts de toutes installations destinées à l’exploitation ou l’exploration de pétrole ou de gaz. « On est en continuité avec des positions que nous avons prises dans le passé », souligne M. Ratté qui rappelle que la protection de l’eau est au cœur du mandat du conseil.

Comme il l’a déjà fait à d'autres occasions, le conseil continue de réclamer un moratoire sur la fracturation hydraulique. Il estime que tout projet de fracturation ne pourra pas se réaliser sans qu’une cartographie des réseaux hydriques souterrains.

Il s’agit d’une revendication qui date de plusieurs années, mais les budgets pour financer de telles études n’ont pas été renouvelés.

Le porte-parole du Conseil de l’eau estime que les études hydrogéologiques, réalisées par les compagnies gazières dans un périmètre de 2 kilomètres autour de la zone de forage, ne permettent pas d’avoir une vue d’ensemble. « C’est comme si on avait des informations très précises, mais on ne sait pas dans quel contexte général cela s’inscrit », explique Thierry Ratté.

Exemple de fracturation hydrauliqueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Exemple de fracturation hydraulique

Photo : Brennan Linsley

« C’est aussi, ajoute M. Ratté au sujet de la fracturation, un processus qui demanderait beaucoup d’eau. On estime que pour l’instant nous n’avons pas tout ce qu’il faut comme ressources pour considérer que cette pratique n’est pas sans danger pour l’eau. »

Les quatre règlements ont été analysés avec « les lunettes de l’eau », rappelle Thierry Ratté. Le mandat du conseil, ajoute-t-il, est de protéger l’eau dans une perspective de gestion durable.

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