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Les nouveaux règlements pour encadrer Airbnb critiqués

Une tour à logement à Toronto

La Ville veut permettre les locations à court terme, lorsque le propriétaire habite sur place.

Photo : Radio-Canada / Lyne-Françoise Pelletier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La coalition Fairbnb affirme que le nouveau cadre réglementaire proposé pour les locations à court terme à Toronto aura un impact négatif sur des milliers de locataires à revenus moyens ou faibles.

Un texte de Lyne-Françoise Pelletier

L’organisme, qui milite pour faire resserrer les règles entourant l’industrie du partage de résidences, soutient que des appartements qui ne coûtent pas trop cher ne seront plus disponibles pour ces locataires.

La Ville de Toronto propose que la location à court terme ne soit permise que dans les résidences principales.

Les propriétaires ainsi que ceux qui louent une maison, un appartement ou un condo pourront afficher une possibilité de location sur Airbnb, ou une autre plateforme communautaire, pourvu qu’ils habitent cette résidence.

La Ville envisage de permettre ces locations à court terme pour un nombre illimité de nuitées au cours de l’année.

La situation est alarmante, selon Thorben Wieditz, de la coalition Fairbnb.

Il explique que ces appartements « secondaires » sont des logements abordables. Il craint qu’il y en ait moins de disponibles, parce qu’il sera plus lucratif pour les résidents de les louer à court terme.

Les nouveaux règlements ne s’attaquent pas au problème des hôtels illicites [''ghost hotels''].

Une citation de : Thorben Wieditz, coalition Fairbnb

Ceux qui proposent des logements sur les sites seront tenus de s’inscrire auprès de la Ville de Toronto et de payer des frais annuels de 50 $.

Tracey Cook, du Bureau des permis et des normes, explique que la Ville veut permettre à un plus grand nombre de Torontois de participer à cette économie émergente. Mais elle compte aussi maintenir la stabilité et l’harmonie dans les quartiers et les tours à condos, dit-elle.

Notre cadre réglementaire est flexible et il y aura des ajustements en cours de route.

Une citation de : Tracey Cook, directrice générale du Bureau des permis et des normes

Des amendes allant jusqu’à 100 000 $ sont prévues pour ceux qui contreviendront aux règlements.

La Ville songe aussi à imposer des frais de 5000 $ à tous les sites qui proposent des locations à court terme ainsi qu’une surcharge de 1 $ pour chaque nuitée réservée.

Alex Dagg, directrice des politiques pour Airbnb Canada, accueille favorablement les nouvelles règles.

Toronto protège le droit des familles à partager leur résidence, incluant les appartements secondaires.

Une citation de : Alex Dagg, directrice des politiques pour Airbnb Canada

Mais le nouveau cadre réglementaire qui est proposé ne fait pas l’affaire de certains conseillers municipaux qui s’opposent à ce que des logements abordables disparaissent du marché locatif de Toronto.

Le Comité des permis et le Comité de la planification examineront le dossier la semaine prochaine.

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