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Infirmières auxiliaires : aussitôt diplômées, aussitôt embauchées

Katie Harel est retournée à l'école pour entamer une deuxième carrière.

Katie Harel est retournée aux études pour entamer une deuxième carrière.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Radio-Canada

À Baie-Comeau, les 11 personnes qui viennent de terminer leur formation d'infirmière auxiliaire ont immédiatement trouvé un emploi. La demande de diplômées est grande, mais le métier d'infirmière auxiliaire reste méconnu.

Un texte de Marlène Joseph-Blais

Les finissantes n'ont plus qu'à réussir l'examen de l'Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec pour soigner les patients de façon autonome. Dans le groupe, on retrouve un homme et dix femmes qui ont tous trouvé du travail dès la fin de leur cours.

« C'est vraiment des personnes de tout âge. Des jeunes qui viennent de finir, des personnes qui ont complètement changé de profession, qui veulent avoir du renouveau », souligne l'infirmière Émilie Bacon, enseignante au Centre de formation professionnelle et générale Manicouagan.

Deuxième carrière

Après des années passées à travailler à la cafétéria de l'aluminerie Alcoa, Katie Harel a choisi de devenir infirmière auxiliaire. C'est une vocation qui était enfouie en elle depuis longtemps.

C'est les circonstances qui ont fait que j'ai été dans la restauration. Quand je voyais une infirmière, j'avais le petit pincement.

Katie Harel, diplômée du programme Santé, assistance et soins infirmiers

La formation d'infirmière auxiliaire est moins longue que le cours collégial. C'est en partie ce qui a motivé Katie Harel, qui était surtout attirée par l'aspect humain du métier.

À Baie-Comeau, les cours sont donnés dans des locaux aménagés comme de réels lieux de travail pour les infirmières auxiliaires.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

À Baie-Comeau, les cours sont donnés dans des locaux aménagés comme de réels lieux de travail pour les infirmières auxiliaires.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

« Infirmière auxiliaire, je trouvais qu'on faisait plus de technique. On était plus près des patients aussi », affirme la diplômée.

Un métier riche, mais exigeant

L'enseignante Émilie Bacon affirme que le métier d'infirmière auxiliaire est riche et varié.                          Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'enseignante Émilie Bacon affirme que le métier d'infirmière auxiliaire est riche et varié.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Selon l'enseignante du programme, la plus grande différence, comparativement au travail de l'infirmière, c'est que l'infirmière auxiliaire ne fait pas l'évaluation du patient.

« Ça va être beaucoup des pansements. Elles peuvent mettre une sonde naso-gastrique. Elles vont même pouvoir installer un jelco (cathéter), installer un soluté. S'il n'y a pas de médication, elles peuvent le faire », explique Émilie Bacon.

La formation a été difficile, reconnaît Katie Harel. Elle est toutefois satisfaite de son choix de carrière. « C'est tellement valorisant. Je suis fière de moi. J'ai 45 ans, là, et je suis contente », dit-elle.

Je ne regrette pas ce que j'ai fait avant, mais il n'y a rien de mieux quand tu fais le métier que t'as toujours voulu faire.

Katie Harel, diplômée du programme Santé, assistance et soins infirmiers

Le Centre de formation professionnelle et générale Manicouagan accueillera une nouvelle cohorte d'étudiants au programme Santé, assistance et soins infirmiers à compter du 20 novembre. Le cours affiche déjà complet.

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