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Le Conseil de Nutashkuan veut un permis de pêche à la mactre de Stimpson

La mactre de Stimpson est siphonnée en mer à 30 mètres de profondeur.
La mactre de Stimpson est siphonnée en mer à 30 mètres de profondeur. Photo: Radio-Canada

Trois nations autochtones des provinces de l'Atlantique et du Québec ont formé un partenariat dans le but d'obtenir la nouvelle licence de pêche à la mactre de Stimpson qui sera offerte dès 2018 par Pêches et Océans Canada.

Un texte de Laurence Royer

La communauté innue de Nutashkuan, les Micmacs du Nouveau-Brunswick et les Inuits du sud du Labrador font partie de ce partenariat.

Il s’agit d’un nouveau permis qui s’inscrit dans la volonté du gouvernement de reconfigurer l’accès à la pêche à la mactre de Stimpson. Le détenteur de ce permis pourra pêcher 25 % du total des captures autorisées en 2018, soit environ 10 000 tonnes de mollusques.

La mactre de Stimpson est une variété de palourde.La mactre de Stimpson est une variété de palourde. Photo : Radio-Canada

Le ministère demande notamment que le permis appartienne majoritairement à des Canadiens et que le demandeur fasse partie d’un groupe autochtone d’une province de l’Atlantique ou du Québec. Il doit aussi démontrer sa capacité à se conformer à toutes les conditions du permis qui sera délivré.

Des mactres de Stimpson s'ouvrent sous l'effet de la vapeur.Des mactres de Stimpson exposées à la vapeur Photo : Radio-Canada

Un autre acteur d’importance accompagne les trois communautés autochtones dans ce partenariat. Ocean Choice International, un producteur de fruits de mer basé à Terre-Neuve, permettra au groupe de développer une expertise, selon Tony Wright.

Les Innus, nous avons une force, mais ça nous prend une expertise qu’on ne connaît pas au niveau de la pêche en haute mer. Le partenaire amène cette expertise-là pour que le projet soit une réussite.

Tony Wright, biologiste du Conseil de bande de Nutashkuan

Création d'emplois

Selon la proposition déposée au gouvernement, les acteurs du partenariat développeraient plusieurs secteurs de production : la pêche en haute mer, la transformation et la commercialisation.

Ainsi, selon Tony Wright, l’obtention de ce permis permettrait la création de nombreux emplois pour les communautés autochtones du groupe et pour la population nord-côtière.

Tony Wright ajoute que la proposition soumise inclut la construction d’un bateau-usine de pêche hauturière qui coûterait entre 60 et 65 millions de dollars. Il évoque également la possibilité d’en faire un bateau-école pour développer le secteur d’emploi.

Tony Wright est biologiste pour le conseil de bande de Nutashkuan.Tony Wright est biologiste pour le conseil de bande de Nutashkuan. Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

« Ce sont des bateaux-usines, donc ça représente 70 à 80 emplois. Éventuellement, ça nous permettrait d’avoir des ressources pour des emplois ici sur la Côte-Nord », explique-t-il.

Tony Wright estime qu’il s’agit d’une proposition très intéressante pour le gouvernement et il croit que le partenariat entre les trois communautés autochtones et Ocean Choice International a de fortes chances d'être retenu.

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