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Facebook veut voir vos photos intimes pour vous protéger

Une jeune femme assise devant un ordinateur portable affiche une expression de dégoût et de frustration.

Le phénomène de la vengeance pornographique peut être très difficile à affronter pour les victimes.

Photo : iStock / fizkes

Radio-Canada

Facebook teste actuellement un système de reconnaissance automatisée de photos nues en Australie, afin de combattre le phénomène de la vengeance pornographique. Il y a toutefois un bémol : l'algorithme fonctionne seulement si vous lui avez déjà montré vos photos.

Ce projet pilote a été initié par l’agence gouvernementale e-Safety, qui s’est associée à Facebook pour tenter de réduire la publication de photos intimes sans consentement, une tendance mieux connue sous le nom anglais de revenge porn.

Afin de se porter volontaire pour cette expérience, une personne doit contacter e-Safety et lui faire part de ses inquiétudes par rapport à une vengeance pornographique. Un employé de l’agence gouvernementale pourrait alors demander à la personne de s’envoyer ses photos intimes à elle-même par le biais de Messenger.

L’utilisateur aurait l’option de signaler cette photo comme intime et Facebook prendrait alors des informations numériques sur la photo pour constituer une sorte d’empreinte digitale.

Des photos en sécurité?

Julie Inman Grant, commissaire d’e-Safety, prétend que la vie privée des utilisateurs de ce service n’est pas à risque. « Ils ne stockent pas l’image, ils conservent seulement le lien et utilisent l’intelligence artificielle et d’autres systèmes de reconnaissance de photos, affirme-t-elle. Alors si quelqu’un essaie de téléverser une image possédant la même empreinte digitale, elle serait bloquée. »

Or, tous les messages envoyés sur Messenger sont stockés dans les serveurs de Facebook. C’est d’ailleurs ce qui permet de remonter dans un fil de conversation pour voir d’anciens messages. Une attaque informatique pourrait donc permettre à un pirate de s’emparer des photos. Plus simplement, quelqu’un qui aurait accès à votre compte (si vous oubliez de vous déconnecter, par exemple) pourrait télécharger la photo ou se l’envoyer par courriel.

De plus, en l’absence d’informations supplémentaires sur le fonctionnement du système de défense de Facebook, il est raisonnable de supposer qu’une personne ayant obtenu les photos pourrait les modifier pour tenter de tromper l’intelligence artificielle et ainsi pouvoir les publier sans qu’elles soient détectées.

e-Safety fait confiance à Facebook

Mme Inman Grant fait cependant confiance à Facebook pour assurer la sécurité des images intimes de ses utilisateurs.

« Facebook a pensé à de nombreuses options pour réduire la vengeance pornographique et, en qualité de compagnie technologique de grande importance, elle en est venue à la conclusion que la façon de faire la plus sécuritaire était d’obtenir l’empreinte digitale des photos », explique la commissaire d’e-Safety.

Si le système fonctionne comme prévu, les photos intimes envoyées à Facebook pourront être reconnues et bloquées avant leur publication sur le réseau social, ainsi que sur ses filiales Messenger et Instagram.

Avec les informations de Australian Broadcasting Corporation, et Techcrunch

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