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Weinstein avait recours à des espions pour étouffer les accusations d'agression sexuelle

Le compte-rendu de Frédéric Arnould
Radio-Canada

Le producteur américain Harvey Weinstein avait recours à des enquêteurs privés pour espionner et intimider des femmes qui l'accusaient de harcèlement, rapporte le New Yorker.

Le magazine américain explique que Weinstein a utilisé par l'intermédiaire de ses avocats les services d'ex-agents secrets enquêtant sous de fausses identités ou de journalistes de la presse à scandale.

Il a déployé une « armée d'espions » depuis au moins l'automne 2016, ajoute le New Yorker, qui cite des dizaines de documents et sept personnes directement impliquées dans les tentatives du producteur déchu pour empêcher la publication d'accusations le visant.

Une ex-agente du Mossad israélien, employée de la société Black Cube, a contacté l'actrice Rose McGowan, l'une des principales accusatrices de Harvey Weinstein, en prétendant être une militante pour les droits des femmes, indique l’article du New Yorker.

Cette espionne a enregistré en secret des heures de conversations avec McGowan, qui s'apprête à publier ses mémoires, Brave, un témoignage qui inquiétait M. Weinstein, ajoute l’hebdomadaire américain.

L’article précise que le producteur, aujourd'hui visé par des enquêtes policières à Londres, New York et Los Angeles, « surveillait personnellement les progrès de ces enquêtes ».

Avec les informations de Agence France-Presse

Inconduite sexuelle

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