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Témoignages émouvants à l'enquête nationale sur les femmes autochtones

Les premiers témoins ont été entendus mercedi lors des audiences à Edmonton de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.
Paul Tuccaro, de Fort Chipewyan, a été le premier témoin à prendre la parole pour raconter comment il a perdu sa soeur Amber. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Les premiers témoins ont été entendus mercredi lors des audiences de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, qui doivent durer trois jours à Edmonton. Il s'agit de l'occasion pour les proches des victimes de parler de leur histoire avec les commissaires.

Paul Tuccaro, de Fort Chipewyan, a été le premier témoin à prendre la parole pour raconter comment il a perdu sa soeur, Amber. La femme autochtone de 20 ans a disparu en 2010, à Edmonton. Son corps a été retrouvé quelques années plus tard, mais les circonstances de sa mort ne sont toujours pas résolues.

Selon Paul Tuccaro, l'affaire de la disparition de sa soeur n'a pas été bien gérée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Tant de choses se sont mal déroulées, le dossier n’a pas bien été bien géré.

Paul Tuccaro, témoin

Il croit que les agents avaient des préjugés contre les Autochtones et n’ont pas traité la disparition de sa soeur avec le même sérieux que d’autres enquêtes.

Il a expliqué que la police avait d’abord suggéré à sa famille qu’Amber était « probablement en train de faire la fête » et qu’ils feraient mieux d’attendre 24 heures avant de signaler une disparition.

Selon Paul Tuccaro, la GRC a aussi détruit des effets personnels que la jeune femme avait laissés dans une chambre d'hôtel de Nisku sans les prévenir.

Le capitaine Hal Turnbull, de la GRC, a indiqué que la police ne pouvait pas commenter de cas spécifiques, mais que l'équipe qui s’occupe du dossier d'Amber Tuccaro est pleinement consciente des problèmes soulevés par la famille. Hal Turnbull a ajouté que le dossier d’Amber Tuccaro était toujours actif.

Une quarantaine de témoignages semblables à celui de Paul Tuccaro devraient être entendus durant les trois jours d’audience à Edmonton.

Une participante, Ivy Raine, dit qu'il est pénible de voir tant de gens souffrir, mais encourageant que les gens aient le courage de s'exprimer. « J'espère que tout le monde quittera cet endroit en se sentant guéri ou sur le chemin d'un voyage de guérison », a-t-elle déclaré.

Le commissaire Brian Eyolfson affirme que ces témoignages sont cruciaux dans la formulation des recommandations.

Ce sont ces histoires qui nous permettent d’avancer.

Brian Eyolfson, commissaire, Enquête sur les femmes et le filles autochtones disparues ou assassinées

Le rapport final de l'enquête doit être remis au plus tard le 31 décembre 2018. Les audiences se poursuivent mercredi et jeudi à Edmonton.

Alberta

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