•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Innus de Pessamit réclament un dédommagement d’Hydro-Québec pour des sites inondés

L'évacuateur de crue de Manic-2 est ouvert pour vider le trop-plein du réservoir.

L'évacuateur de crue de Manic-2 est ouvert pour vider le trop-plein du réservoir.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Radio-Canada

Le Conseil des Innus de Pessamit accuse Hydro-Québec d'avoir manqué à ses obligations en laissant ses réservoirs se remplir presque au complet au détriment de l'environnement et de la sécurité de la population.

La semaine dernière, l'ouverture d'évacuateurs de crue de plusieurs barrages de la rivière Betsiamites avait causé des dommages à des infrastructures appartenant à la communauté innue de Pessamit.

Les Innus de Pessamit clament qu'autant le niveau d'eau élevé du bassin que l'ouverture des évacuateurs de crue, la semaine dernière, ont eu de graves répercussions sur le territoire de la communauté.

Le Conseil croit que les précipitations des dernières semaines ne permettent pas à elles seules d'expliquer l'ouverture des évacuateurs de crue et que les réservoirs étaient déjà pleins avant même les fortes pluies.

Le chef de la communauté innue de Pessamit, René Simon, souhaite déposer une plainte.

On est en train de faire l’inventaire de ce qui a été détruit comme site et campement des villégiateurs autochtones. On va déposer une plainte et une demande de dédommagement à Hydro-Québec.

René Simon, chef de la communauté innue de Pessamit

René Simon reconnaît qu'Hydro-Québec a tout de même respecté l'injonction sur le niveau d'eau maximal des réservoirs.

René Simon est le chef de la communauté innue de Pessamit

René Simon, chef innu de Pessamit

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

De son côté, Hydro-Québec indique que la Société d'État a toujours pour objectif de minimiser les impacts de la gestion des réservoirs sur l'environnement.

La conseillère aux relations avec le milieu d'Hydro-Québec, Cathy Hamel, rappelle qu'il s'agit de crues historiques et que le niveau du réservoir permet de répondre à la demande hivernale d'électricité.

« On a géré nos réservoirs de la même manière qu'on les gère chaque année pour faire face à la pointe hivernale, soutient Cathy Hamel. C'est vraiment les événements de pluie qu'on a connus qui nous ont menés où l'on est rendu aujourd'hui. »

Cathy Hamel précise aussi qu'en aucun cas, les démarches sur le marché d'exportation, comme le prétend le Conseil des Innus de Pessamit, n'ont de lien avec la gestion qui a été faite des réservoirs de la région.

D'après le Conseil des Innus de Pessamit, Hydro-Québec aurait tenu le niveau d'eau des réservoirs le plus élevé possible pour lui permettre d'accroître la production d'électricité en cas de besoin.

Selon Cathy Hamel, la société d'État communique quotidiennement avec le Conseil des Innus de Pessamit.

D'après les renseignements de Laurence Royer

Côte-Nord

Société