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Des parents francophones dénoncent la surpopulation dans des écoles françaises de la N.-É.

À cause de la surpopulation d'élèves, l'administration de l'École acadienne de Pomquet a dû installer des classes portatives.

À cause de la surpopulation d'élèves, l'administration de l'École acadienne de Pomquet a dû installer des classes portatives.

Photo : Jennifer Nunn

Radio-Canada

Des parents francophones dénoncent la surpopulation dans de nombreuses écoles françaises de la Nouvelle-Écosse. De plus, ils estiment qu'un grand nombre d'écoles du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) sont désuètes.

Un texte de Marc Babin

Ces parents viennent de former un comité pour exercer des pressions sur le gouvernement provincial afin qu’il finance mieux les écoles du CSAP.

Le nombre d’élèves dans les écoles françaises augmente de 4 % à 6 % par année depuis des années, mais le financement provincial n’a pas suivi la tendance et certains établissements sont surpeuplés.

L’École acadienne de Pomquet, par exemple, a ouvert ses portes en 2003. À son ouverture, elle comptait 154 élèves. Elle en a maintenant plus de 350. Le CSAP doit recourir à trois classes portatives, dans la cour de l’école.

Le Conseil scolaire acadien provincial indique que neuf de ses écoles sont dans un état critique et trois autres sont dans une situation urgente.

Problème commun

« Actuellement, il y a beaucoup d’écoles en Nouvelle-Écosse, du CSAP, qui ne disposent pas des mêmes droits à l’éducation que les écoles anglophones », affirme Martin Tremblay, porte-parole du nouveau comité conjoint provincial, une coalition de parents des quatre coins de la province. Ses enfants vont à l’École des Beaux-Marais, à Porters Lake - Chezzetcook.

« Nous actuellement, on est au maximum. C’était au départ une école de la Commission scolaire [anglaise] régionale d’Halifax, qui s’est fait construire une nouvelle école. On était censés être dans cette école-là temporairement. Mais comme c’est là, on est là encore pour au moins cinq ans, puis il y a quarante élèves qui y entrent par année. »

Il dit que la situation est répandue.

On entend parler de surpopulation à l’école de Beaubassin, du Sommet, de Bois-Joli, à l’École acadienne de Truro. Grand-Portage, à Lower Sackville, est remplie au maximum. Puis ce sont encore d’anciennes écoles de la Commission scolaire régionale d’Halifax.

Martin Tremblay, porte-parole du nouveau comité conjoint provincial

Dans une lettre envoyée aux médias, le comité conjoint provincial souligne également que les enfants de la péninsule d’Halifax n’ont pas encore d’école et qu’ils doivent faire de longs trajets d’autobus pour fréquenter les établissements d’autres communautés.

Des citoyens se mobilisent

Des représentants de plusieurs écoles acadiennes directement touchées par la situation se sont réunis lundi soir pour former le premier comité conjoint provincial.

Martin Tremblay dénonce la surpopulation de nombreuses écoles françaises de la Nouvelle-Écosse.

Martin Tremblay dénonce la surpopulation de nombreuses écoles françaises de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Le comité est indépendant du CSAP, mais veut le soutenir dans ses efforts pour convaincre le ministère de l’Éducation de mieux le financer. Martin Tremblay ne se fait pas d’illusion et croit que le gouvernement fera la sourde oreille. Il craint un exode des élèves francophones vers les écoles anglaises.

« C’est un problème déjà à Pomquet et à Wedgeport, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse », affirme Martin Tremblay. « Les gens ne pensent même plus à envoyer leurs enfants dans ces écoles-là. Le CSAP ne peut pas remplir son mandat, qui est de garantir l’éducation en français, parce que les infrastructures ne sont plus adaptées pour enseigner à ces enfants-là. Donc les parents, à contrecœur, les envoient aux écoles anglaises. »

Pour l’instant, Martin Tremblay ne veut pas parler des recours possibles. Il invite simplement le plus de parents possible à joindre sa coalition.

Réponse du ministère

Dans une déclaration écrite, le ministère de l’Éducation affirme qu’il lui est important d’investir dans des écoles françaises de qualité.

Il ajoute être conscient du fait que le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) subit en ce moment des pressions liées aux effectifs d’élèves et indique que « les écoles mentionnées figurent parmi la liste des écoles que le CSAP a désignées comme nécessitant des rénovations ou un remplacement. »

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Éducation