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Questionnaire pour don de sang raciste selon une chercheuse ontarienne

Don de sang
Don de sang Photo: iStock
Radio-Canada

La professeure OmiSoore Dryden de Sudbury a reçu 400 000 $ pour étudier le questionnaire que fait passer la Société canadienne du sang, chaque fois qu'une personne fait un don. Cette recherche fait partie d'une dizaine de projets financés par Santé Canada.

Dans sa recherche, la Dre Dryden veut surtout s’attarder aux hommes noirs d’Afrique et des Caraïbes, qui ont des relations homosexuelles.

Elle estime que le questionnaire contient du langage raciste et des attitudes rétrogrades par rapport à la communauté gaie.

Pourquoi l’Afrique est-elle visée [...]? Les justifications sont fausses et je crois plutôt qu’elles sont racistes.

OmiSoore Dryden, chercheuse à l'Université Thorneloe
Dre. OmiSoore Dryden.Dre OmiSoore Dryden est professeure adjointe au Département d’études des femmes, des genres et de la sexualité à l’Université Thorneloe à Sudbury. Photo : Université Thorneloe

La chercheuse affirme que des hommes gais veulent donner du sang, mais ne peuvent le faire à cause des règles actuelles.

« Ce ne sont pas les homosexuels qui auront un impact négatif sur les dons de sang, dit-elle, mais ce sont les relations sexuelles non protégées et ceci peut aussi bien se produire chez les hétérosexuels. »

Elle se demande aussi pourquoi le Togo et le Cameroun sont spécifiés dans le questionnaire.

Exclusions fondées sur des facteurs géographiques

Certaines personnes ne sont pas autorisées à donner du sang parce qu’elles ont séjourné ou résidé dans certains pays. En effet, la majorité des cas signalés de nouvelles souches du VIH (virus du sida) proviennent de régions d’Afrique (Cameroun et Togo). C’est pourquoi, depuis juin 2015, nous demandons aux candidats au don s’ils ont vécu dans ces pays ou ont eu des rapports sexuels avec une personne y ayant vécu.

Source : Société canadienne du sang

Sur son site web (Nouvelle fenêtre), la Société canadienne du sang indique que les règles d’exclusion basées sur les facteurs géographiques ne sont pas fondées sur l’origine raciale ou ethnique du donneur, mais sur des facteurs de risque.

Selon la Société canadienne du sang, l’étude d’une durée de deux ans vise à produire des preuves pour guider les changements aux critères et au questionnaire actuellement en usage.

Un homme fait un don de sang.Un homme fait un don de sang. Photo : Radio-Canada

Dans un courriel, l'organisme indique que « l'objectif est de recueillir des données factuelles pertinentes en faveur de méthodes alternatives d’évaluation des donneurs de sang et de plasma, qui pourraient faire évoluer les critères d’admissibilité actuels des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HARSAH). »

La Société canadienne du sang dit vouloir trouver une solution à long terme qui privilégie la sécurité des patients tout en réduisant au minimum les répercussions sociales sur certains groupes de personnes.

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