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Paradise Papers : Stephen Bronfman se défend d'avoir mal agi

Stephen Bronfman, les mains sur les hanches.
Le grand argentier du Parti libéral du Canada, Stephen Bronfman, lors d'une réunion du caucus libéral tenue à Georgetown, à lÎle-du-Prince-Édouard, le 28 août 2013. Photo: La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Le chef du financement du Parti libéral du Canada (PLC), Stephen Bronfman, éclaboussé par les révélations des Paradise Papers, dit ne pas avoir financé ou utilisé des fiducies dans des paradis fiscaux.

Stephen Bronfman et l'ex-sénateur libéral Leo Kolber sont identifiés dans les Paradise Papers relativement à leur rôle dans une fiducie de plus de 60 millions de dollars américains aux îles Caïman. Leurs activités dans des paradis fiscaux ont été révélées dimanche par le Consortium international des journalistes d'enquête (ICIJ) et ses partenaires, dont fait partie Radio-Canada.

Selon les documents trouvés dans la fuite d'informations, Stephen Bronfman, son père, Charles, et leurs fiducies américaines ont transféré plus de 34 millions de dollars américains à la fiducie Kolber au fil des ans. Ces versements se faisaient sous forme de prêts, remboursés par la suite.

Le nom de Stephen Bronfman et celui de Claridge, sa société d’investissement, apparaissent à de nombreuses reprises dans les Paradise Papers, notamment en lien avec un prêt de 4 millions, transféré en 2004 à la fiducie Kolber.

Paradise Papers

Le chef du financement des libéraux affirme, par voie de communiqué, n'avoir consenti qu'un seul prêt à la fiducie Kolber en son nom personnel, « il y a plus d'un quart de siècle », et soutient que celui-ci « a été remboursé dans un délai de cinq mois ». Stephen Bronfman assure avoir respecté les « exigences légales et fiscales ».

Il prétend n’avoir eu aucune autre implication « de quelque nature que ce soit, ni directe ni indirecte », dans la fiducie Kolber.

Stephen Bronfman a par ailleurs ajouté que les fiducies qu’il possède au Canada « ont payé au gouvernement canadien l'ensemble des impôts dus sur tous leurs revenus ». Ce bon ami du premier ministre Justin Trudeau ne compte pas commenter davantage l’affaire.

Un simple « bénévole »

Dans un courriel transmis vendredi à Radio-Canada, un porte-parole du PLC, Braeden Caley, s’est contenté de faire valoir que Stephen Bronfman agit comme « bénévole » et qu’il n’est pas impliqué dans des décisions politiques.

Stephen Bronfman et Leo Kolber ont décliné les demandes d’entrevues de Radio-Canada. L’avocat représentant les Bronfman et Kolber, William Brock, dit que ses clients ont toujours agi correctement et de façon éthique, en suivant les lois en vigueur.

« Toute suggestion de fausse documentation, de fraude, de conduite “déguisée”, d’évasion fiscale ou autre conduite du genre est fausse », a-t-il affirmé. « Aucune des transactions et aucune des entités en question n’ont été mises sur pied pour faire de l’évasion ou de l’évitement fiscal. »

Des particuliers et des entreprises aussi dans les paradis fiscaux

Outre Stephen Bronfman et Leo Kolber, les noms de 2700 Canadiens, 560 entreprises, 14 fiducies et 2 fondations apparaissent dans les documents du cabinet d’avocats Appleby, spécialisé dans la création de sociétés dans les paradis fiscaux, qui ont été obtenus par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, avant d’être transmis à l’ICIJ.

Les anciens premiers ministres canadiens Brian Mulroney, Jean Chrétien et Paul Martin sont également nommés dans des documents, tout comme de grandes sociétés canadiennes, dont Hydro-Québec, le Canadien de Montréal, Suncor, Loblaw et Glencore.

Méthodologie

Les chiffres présentés par CBC/Radio-Canada et le Toronto Star proviennent de la liste principale de contacts d'Appleby en 2014, authentifiée par l’ICIJ. Nous avons analysé des dizaines de milliers de noms et d’adresses de la base de données et présentons comme « canadien » tout document relié à une adresse résidentielle ou à des bureaux d’affaires au Canada, à un passeport canadien ou encore à la nationalité et au lieu de naissance tels que connus par Appleby.

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