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Festival littéraire Wordstock Sudbury : l’auteur Sean Michaels au Salon

le portrait d'un homme qui lit

L'auteur Sean Michaels

Photo : Radio-Canada / Benjamin Aubé

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après trois jours réussis, les organisateurs sont prêts à tourner la page sur le festival littéraire Wordstock Sudbury 2017. La portion francophone du festival s'est déroulée vendredi en soirée, ou Sean Michaels était l'invité du Salon du livre du Grand Sudbury.

Un texte de Benjamin Aubé

L'auteur a profité du cadre informel et intime de la soirée pour participer à une discussion avec une vingtaine de personnes à propos de son roman, Corps Conducteurs, qui a gagné le prix Giller en 2014.

« C’est toujours un vrai cadeau de découvrir de nouveaux amis qui sont là pour parler de l’art et de la littérature, d’entendre un peu mon histoire », a indiqué M. Michaels.

Son roman, qui vogue entre la biographie et la fiction, est inspiré par les faits réels et presque incroyables de la vie de Lev Sergueïevitch Termen, l’inventeur du thérémine. Cet instrument fonctionne grâce aux ondes électriques émises par le corps de l’utilisateur.

L’auteur, qui a grandi à Ottawa et habite à Montréal, a souligné qu’il appréciait la diversité et la profondeur des questions de la foule.

« Leurs questions venaient de différents endroits. Il y a avait des musiciens, des traducteurs, des écrivains, des lecteurs. C’était aussi intéressant de parler à des gens qui n’avaient pas lu le roman. Parfois ces questions sont plus intéressantes que celles des personnes qui l’ont lu », a-t-il dit.

Sa première visite à Sudbury lui a aussi permis de découvrir un nouveau côté de la littérature franco-ontarienne. Il est reparti avec des oeuvres de géants littéraires sudburois comme Robert Dickson et Patrice Desbiens.

« Je n’avais pas vraiment un sens clair, une bonne idée de ce qui se passe ici depuis des années et des années, une culture vive et riche qui a sa propre histoire et ses propres histoires. J’ai beaucoup appris et je veux essayer de suivre, lire des livres et découvrir encore plus », précise-t-il.

Il a ajouté qu’il travaille maintenant sur son deuxième roman, qu’il espère compléter d’ici deux ans.

Il était parmi 28 écrivains, poètes et scénaristes qui ont aidé à mener les nombreux colloques et autres activités lors de cette quatrième année du festival.

« Vraiment chanceux »

La directrice générale du Salon du livre du Grand Sudbury, Geneviève Leblanc, s’est réjouie du déroulement de la soirée de vendredi.

« On a été vraiment chanceux d'accueillir Sean Michaels, un auteur quand même d’une certaine renommée au Canada, qui voyage dans le monde avec son travail. Et il est hyper sympathique, il était vraiment partant de venir dans un environnement intime puis se faire questionner par une foule de gens avec toutes sortes de backgrounds éducationnels », a dit Mme Leblanc.

Quelques participants lui ont avoué avoir été intimidés en ne sachant pas à quoi s’attendre au début de la soirée, mais que l’ambiance chaleureuse a rapidement pris le dessus.

« Il y a des gens qui me demandaient, ‘Qu’est-ce qui arrive si je n’ai pas lu le livre d’avance?’ Mais ils se sont sentis parfaitement à l’aise de quand même participer à l’activité, et ça a été une vraiment belle rencontre privilégiée avec l’auteur », dit Mme Leblanc.

Sean Michaels a terminé la soirée en jouant de son thérémine, avant de céder sa place à tous ceux qui voulaient s’essayer avec l’instrument.

Un homme joue d'un instrument de musiqueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sean Michaels joue du thérémine

Photo : Radio-Canada / Benjamin Aubé

« C’était vraiment une belle touche à la fin avec la présentation du thérémine. Je pense que c’était un grand succès », a conclu Mme Leblanc.

La directrice de Wordstock, Heather Campbell, a d'ailleurs indiqué qu’il pourrait y avoir une augmentation de la programmation francophone au festival dans les années à venir.

Mme Campbell a ajouté que le festival de cette année a été celui le mieux fréquenté des quatre dernières années, et que le tout s’est déroulé « mieux qu’on aurait pu le prévoir. »

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