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Lutter contre le harcèlement dans des métiers traditionnellement masculins

Des élèves dans un atelier de charpenterie-menuiserie au Centre de formation professionnelle Pavillon-de-l'Avenir de Rivière-du-Loup
Des élèves dans un atelier de charpenterie-menuiserie au Centre de formation professionnelle Pavillon-de-l'Avenir de Rivière-du-Loup Photo: Radio-Canada / Patrick Bergeron
Radio-Canada

Des centres de formation professionnelle du Bas-Saint-Laurent mettent la main à la pâte pour limiter les gestes répréhensibles à caractère sexuel.

Au Pavillon de l’Avenir de Rivière-du-Loup, des enseignants ont accentué leurs efforts de sensibilisation auprès de leurs élèves masculins, afin de prévenir le harcèlement et les inconduites sexuelles. Cette année, huit femmes sont inscrites au programme de charpenterie-menuiserie, sur un total de 113 élèves.

Ces initiatives surviennent alors que le centre de formation professionnelle tente d’intéresser un plus grand nombre de femmes aux métiers liés à la construction.

« Tranquillement, on s'en va vers ça, mais je pense qu'il reste encore du chemin à faire comparativement à l'exemple des policières. Je pense que notre industrie veut se démarquer pour accueillir plus de femmes sur les chantiers de construction », souligne Dominic St-Pierre, enseignant en charpenterie-menuiserie.

Un forum de discussion pour les étudiantes

Depuis 17 ans, des femmes œuvrant dans des métiers non traditionnels ont formé un groupe de discussion pour partager leurs expériences en milieu de travail avec des étudiantes, qu’elles ont appelé Rebelles.

Les responsables de ce groupe soutiennent que les hommes sont de plus en plus habitués à voir des femmes dans des métiers non traditionnels, comme ceux de la construction, même si des gestes ou des paroles déplacés peuvent encore survenir.

La plupart des filles qui viennent comme conférencières, elles le disent que ça peut arriver, qu'il y ait des ragots. Mais sincèrement, on est rendus en 2017, je verrais mal encore des gens avec des approches qui sont vraiment désagréables.

Julie Trudel-Lefebvre, organisatrice du groupe Rebelles

Les intervenants des différents centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel de la région saluent la mise en place de la ligne téléphonique relais-construction, même si une ligne similaire était déjà disponible pour l'ensemble des Québécois.

Par contre, ils ne savent pas encore s'ils seront mis à contribution, au moment où ils connaissent une hausse du nombre d'appels depuis quelques semaines.

D’après les informations de Patrick Bergeron

Bas-Saint-Laurent

Relations de travail