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La Commission sur les relations avec les Autochtones de passage sur la Côte-Nord

Commission sur les relations avec les Autochtones
Commission sur les relations avec les Autochtones Photo: Radio-Canada

La Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec est de passage cette semaine sur la Côte-Nord pour informer la population sur son mandat.

Un texte de Jean-Louis Bordeleau

La Commission, présidée par le juge à la retraite Jacques Viens, s'arrête sur la Côte-Nord une première fois pour rencontrer les communautés et les employés de services gouvernementaux. La Commission reviendra dans la région l'an prochain pour entendre les témoignages lors d'audiences publiques.

La Commission Viens rencontrera non seulement les communautés autochtones, mais aussi les employés de services gouvernementaux qui travaillent avec celles-ci, à savoir les services policiers, correctionnels, de justice et de santé, les services sociaux ainsi que les services de protection de la jeunesse.

On s'adresse aux citoyens qui, à un moment ou un autre, ont eu affaire à ces services-là et on veut savoir si ça s'est bien passé. Si ça s'est mal passé, pourquoi? Est-ce qu'il y a de la discrimination? Est-ce qu'il y a du racisme? Et de quelle manière ces services-là peuvent-ils être améliorés?

Christian Leblanc, procureur en chef de la Commission Viens

Rencontres prévues sur la Côte-Nord : 

  • Le mardi 7 novembre, au Centre communautaire de Pessamit, à 13 h 30;
  • Le mercredi 8 novembre, au Centre d'amitié autochtone de Uashat, à 15 h;
  • Le mercredi 8 novembre, au Musée Shaputuan de Sept-Îles, à 18 h 30;
  • Le jeudi 9 novembre, au Centre de santé de Natashquan, à 18 h 30.

Christian Leblanc réfute les critiques envers la pertinence de la Commission. Il considère que la portée dépend de la participation du public.

Plus on va avoir de témoignages, plus nos recommandations vont être pertinentes, plus nos recommandations vont avoir du poids.

Christian Leblanc, procureur en chef de la Commission Viens

Christian Leblanc concède cependant que « c'est au gouvernement d'appliquer [les recommandations de la Commission] ». Il invite d’ailleurs les représentants des communautés autochtones à faire pression sur le gouvernement, une fois le rapport déposé, pour faire appliquer les recommandations.

Le chef du Conseil des Innus de Pessamit, René Simon, approuve la démarche de la Commission. Toutes les personnes interrogées lors de la séance d’information à Pessamit croient aussi en sa pertinence.

Selon René Simon, des membres de sa communauté se plaignent d'être servis après les blancs lorsqu'ils vont à l'hôpital ou au CLSC.

Commissions au pluriel

Lors des séances d’information, Christian Leblanc a mis l’accent sur les différences entre la Commission Viens, commandée par le gouvernement provincial, et l’enquête nationale sur les femmes et filles autochtones disparues ou assassinées, commandée par le gouvernement fédéral.

« Notre mandat s’adresse autant aux hommes qu’aux femmes, indique Christian Leblanc. Notre mandat s’adresse à la relation entre les citoyens autochtones et six services publics. Ce sont deux Commissions d’enquête qui sont pertinentes pour les citoyens autochtones du Québec, mais avec des mandats qui sont distincts. »

Christian Leblanc reconnaît toutefois que certains cas vont être étudiés par les deux commissions en fonction de leur mandat respectif.

La Commission Viens tiendra des séances à Montréal, en Abitibi et dans le Nunavik. Le rapport final doit être déposé avant septembre 2019.

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