•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Bureau de la sécurité des transports veut des alcootests obligatoires pour les pilotes

Les restes de l'avion de Carson Air dans un hangar du Bureau de la sécurité des transports du Canada.

Les restes de l'avion de Carson Air dans un hangar du Bureau de la sécurité des transports du Canada.

Photo : BST

Radio-Canada

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) recommande l'adoption qu'un programme de prévention et de dépistage des abus d'alcool et de drogues pour les pilotes et les personnes qui ont des fonctions liées à la sécurité des passagers.

La recommandation fait suite à la désintégration en vol d'un avion au nord de la montagne Grouse, sur la rive nord de Vancouver, le 13 avril 2015.

L'avion-cargo de type Swearingen Metro de la compagnie Carson Air s’est écrasé, tuant ses deux seuls occupants.

L’étude des débris a révélé que l'avion s'est désintégré en vol.

Selon l’enquête du BST, l’avion volait à une altitude de 2285 mètres lorsqu’il est disparu des radars et a effectué un piqué prononcé. La vitesse atteinte a dépassé les limites structurales de l'avion, ce qui a causé sa désintégration et éparpillé les débris sur la montagne.

Un agent du Bureau de la sécurité des transports du Canada tient un débris de l'avion de Carson Air qui s'est écrasé au nord de Vancouver en avril 2015Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un débris de l'avion de Carson Air est récupéré par les agents du Bureau de la sécurité des transports du Canada

Photo : BST

Mais ce sont des résultats toxicologiques qui ont été les plus révélateurs. Le commandant de bord avait consommé une grande quantité d'alcool et avait un taux d'alcoolémie de 0,24 % au moment de l'écrasement.

Par conséquent, le BST conclut que « l'intoxication du pilote a presque certainement été un facteur dans les événements » qui ont mené à l'accident.

La présidente du BST, Kathy Fox, rappelle que les règlements interdisent à un pilote de prendre les commandes d'un avion lorsque ses facultés sont affaiblies, mais que le système s'appuie sur « l'autosurveillance ».

Nous croyons qu'il faut mettre en œuvre un programme global de lutte contre l'abus d'alcool et de drogues comprenant des tests de dépistage obligatoires.

Kathy Fox, présidente du BST

Un geste probablement délibéré

Trois scénarios sont donc considérés : un geste accidentel influencé par l’alcool, une défaillance du système qui établit la vitesse en vol ou un geste délibéré.

Cette hypothèse du geste délibéré est alimentée par quelques facteurs : la trajectoire respectait le plan de vol, les réglages étaient en position maximale de piqué et il n'y a pas eu d'appel d'urgence. De plus, selon les enquêteurs, il est surprenant qu'il n'y ait pas eu de manoeuvre de reprise considérant la durée du piqué de l'avion.

Quelques coïncidences viennent également alimenter cette théorie. Des indicateurs de santé physique suggèrent que le pilote avait une consommation d'alcool de longue date, ainsi que la relation importante entre consommation et comportements suicidaires. Les enquêteurs croient même que l’écrasement délibéré de l’avion du transporteur de Germanwings, qui s’était produit 20 jours plus tôt, est significatif.

Une partie du fuselage de l'avion-cargo qui s'est écrasé en montagne au nord de Vancouver en 2015 repose contre un arbre dans une forêt enneigéeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une partie du fuselage de l'avion-cargo qui s'est écrasé en montagne au nord de Vancouver en 2015

Photo : BCT

L'avion n'était pas équipé d'un enregistreur de conversations de poste de pilotage ou d'un enregistreur de données de vol, c'est pourquoi le BST ne peut déterminer avec précision ce qui s'est passé.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Colombie-Britannique et Yukon

Transports