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Des sages-femmes en Ontario aimeraient offrir certains services d'avortement

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Des boîtes de médicaments dans un entrepôt

Des boîtes de Mifegymiso

Photo : Celopharma

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Selon l'Association des sages-femmes de l'Ontario, il y a de plus en plus d'intérêt pour offrir certains services d'avortement parmi ses 800 membres.

Un texte de Julie-Anne Lamoureux

L'Association a d'ailleurs profité des discussions sur la loi pour créer des zones « protégées » autour des cliniques d'avortement afin de soumettre l'idée au gouvernement et d'ouvrir le dialogue.

Actuellement, les sages-femmes en Ontario - et ailleurs au Canada - n'ont pas le droit de procéder à des avortements.

Les sages-femmes estiment toutefois que ce droit permettrait de faciliter et d'améliorer l'accès à l'avortement dans certaines régions de la province.

Manifestation de sages-femmes à Toronto.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des sages-femmes marchent dans les rues de Toronto à l'été 2017

Photo : Radio-Canada

Elles voudraient ainsi accompagner les femmes dans la démarche d'interruption de grossesse avant, pendant et après l'intervention.

Le modèle de relation d'aide offert par les sages-femmes pourrait s'appliquer, selon elles, à la démarche abortive pour assurer un service d'écoute, de conseils, d'avortement et de soins post-avortement.

L'Association des sages-femmes de l'Ontario est pro-choix. Nous croyons que les droits reproductifs incluent aussi l'accès sécuritaire à l'avortement.

Elizabeth Brandeis, présidente de l'Association des sages-femmes de l'Ontario

Les sages-femmes ontariennes demandent par exemple le droit de prescrire la pilule abortive Mifegymiso et de procéder à des avortements de type aspiration manuelle intra-utérine, qui est une forme d'avortement chirurgical.

L'Association canadienne des sages-femmes affirme que l'intérêt n'est pas limité aux sages-femmes de l'Ontario et que des consoeurs ailleurs au pays envisagent cette idée.

L'Ontario n'est pas pour

Le portrait d'un hommeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre de la Santé de l'Ontario, le Dr Eric Hoskins

Photo : Radio-Canada / Cédric Lizotte

Le gouvernement de l'Ontario travaille actuellement pour accroître les pouvoirs des sages-femmes dans la province en vertu de la Loi sur les sages-femmes.

Le ministre de la Santé, Eric Hoskins, souhaite par exemple qu'elles puissent prescrire davantage de médicaments et demander des tests de laboratoire.

Même s'il mentionne que des discussions ont eu lieu entre son ministère et les sages-femmes ontariennes, il n'est pas question pour l'instant d'élargir leur rôle pour procéder à des avortements ou prescrire la pilule abortive.

La Loi sur les sages-femmes ne fait aucunement référence à ce pouvoir, selon lui.

Ça ne fait clairement pas partie de la portée des sages-femmes. Selon la formation qu'elles reçoivent présentement et selon la loi, elles n'ont pas les habiletés pour procéder à des avortements médicaux et chirurgicaux.

Eric Hoskins, ministre de la Santé de l'Ontario

L'Association des sages-femmes de l'Ontario estime que le Collège des sages-femmes de la province pourrait déterminer la formation nécessaire afin de permettre à ses membres d'offrir des services d'avortement.

La composante de formation est nécessaire.

Elizabeth Brandeis, présidente de l'Association des sages-femmes de l'Ontario

« Occasion manquée »

La porte-parole en matière de santé pour le Nouveau Parti démocratique, France Gélinas, estime que les sages-femmes devraient avoir le droit de prescrire la pilule abortive offerte au Canada depuis janvier.

C'est une occasion manquée... Ce sont quand même des professionnelles de la santé qui pourraient offrir le soutien, le dialogue nécessaire. C'est le type de professionnels avec lesquels les femmes se sentent en confiance.

France Gélinas, Nouveau Parti démocratique de l'Ontario

L'Ontario couvre les frais de la pilule depuis le mois d'août. Le gouvernement disait alors que cette option allait aider à améliorer l'accès à l'avortement.

Santé Canada estime que c'est aux provinces de décider si les sages-femmes peuvent prescrire cette pilule et l'administrer. Ce n'est toutefois pas à l'étude en Ontario.

D'après les informations de CBC

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