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Les erreurs en pharmacie seront répertoriées en Saskatchewan

Un pharmacien tient un flacon de médicament.

Le nouveau programme COMPASS comprend notamment l'obligation pour chaque pharmacie de répertorier dans une base de données nationale toute erreur de prescription de médicaments.

Photo : Radio-Canada / Dann McKenzie

Radio-Canada

Un nouveau programme visant à renforcer la sécurité des patients en pharmacie en Saskatchewan a officiellement été lancé jeudi. L'initiative intitulée COMPASS permettra une révision régulière des erreurs de médicament commises dans les pharmacies de la province.

Un texte de Patrick Foucault

Même si elles surviennent peu souvent, chaque erreur est de trop, indique le Collège des professionnels en pharmacologie de la Saskatchewan, qui a fondé le programme.

Ce nouveau programme obligatoire pour les quelque 380 pharmacies dans la province comprend :

  • Une révision régulière des erreurs de préparation de médicaments par des pharmaciens.
  • La mise en place de stratégies personnalisées pour chaque pharmacie.
  • Des évaluations des procédures pour améliorer les pratiques.
  • La consignation des erreurs dans une base de données nationale.

En 2013, un projet pilote de COMPASS a vu le jour en Saskatchewan.

Pendant cette période de trois ans, 7115 incidents liés à la préparation de médicaments en pharmacie ont eu lieu.

En tout, 81 % des incidents ont été signalés avant que le médicament ne soit livré au client. Également, sur tous les médicaments fautifs livrés, un peu plus de 1 % ont eu des effets négatifs sur le patient.

Le programme COMPASS entrera en vigueur le 1er décembre 2017.

Une initiative inspirée de la mort d'un jeune garçon

Cette décision fait suite à la mort d'un enfant de 8 ans qui avait ingéré un médicament par erreur. Le 12 mars 2016, Andrew Sheldrick était allé se coucher après avoir pris sa dose habituelle de médicament contre un trouble du sommeil. Son père l'avait trouvé mort dans son lit le lendemain matin.

Quatre mois et demi plus tard, le rapport du coroner avait révélé qu'Andrew avait en fait avalé un autre médicament, le Baclofen, que sa pharmacie de Mississauga, spécialisée dans la préparation de médicaments, avait substitué par erreur au Tryptophan.

Sa mère, Melissa Sheldrick, avait lancé une pétition pour que la province force les pharmacies à signaler publiquement toute erreur du genre.

Photo du petit Andrew Sheldrick sur le bord de l'eau.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le petit Andrew Sheldrick est mort à l'âge de 8 ans après avoir ingéré un médicament par erreur.

Photo : Melissa Sheldrick

Deuxième au pays

La Saskatchewan devient ainsi la deuxième province au pays à posséder un programme d'assurance qualité destiné à toutes les pharmacies.

Seul l'Ontario a adopté un tel système l'an dernier.

Le programme ontarien comprend également des rapports à une autorité indépendante ainsi qu'une analyse des données afin de comprendre comment les erreurs se sont produites et de les éviter à l'avenir.

La Nouvelle-Écosse a également mis en oeuvre des moyens similaires. Elle contraint les pharmacies à signaler toute erreur à l'Institut pour la sécurité des médicaments aux patients du Canada.

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