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Suspendre la construction du site C est l’option la plus coûteuse, selon un rapport indépendant

Bob Peever devant le site C

Bob Peever, directeur de la construction du barrage du site C.

Photo : Radio-Canada / Richard Zussman

Radio-Canada

Suspendre la construction du barrage du site C jusqu'en 2024 est de loin l'option la plus coûteuse, selon le rapport final publié mercredi par la Commission des services publics de la Colombie-Britannique (BCUC).

Une telle décision ajouterait 3,6 milliards de dollars à la facture finale, estime la BCUC, qui ne fait pas de recommandations quant à l’avenir du projet.

Le coût du projet dépasse actuellement son budget prévu de 8,3 milliards de dollars. Il pourrait même atteindre 10 milliards de dollars, selon la Commission.

Les meilleures options pour le barrage hydroélectrique du site C sont d'arrêter sa construction ou d'annuler le projet.

Selon la BCUC, le gouvernement NPD a trois options :

  • Annuler le projet : 1,8 milliard de dollars
  • Suspendre le projet : 3,6 milliards de dollars, en plus du coût final
  • Terminer le projet : 10 milliards de dollars

« Ce sera une décision extrêmement difficile », dit Michelle Mungal, ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources pétrolières, dans un communiqué. « Nous avons hérité d’un projet approuvé par l’ancien gouvernement sans la surveillance réglementaire appropriée. »

En 2014, le projet du site C sur la rivière de la Paix, près de Fort St John, a été approuvé par le gouvernement libéral de Christy Clark. Ses défenseurs promettaient que, une fois construit, le barrage produirait assez d’électricité pour alimenter 450 000 résidences.

Cependant, les opposants au barrage hydroélectrique disent que les énergies renouvelables comme l’éolienne seraient plus rentables pour les contribuables.

Plus de 2 milliards de dollars ont déjà été dépensés dans la construction du barrage.

Les Premières Nations de la région s’opposent également à la construction du barrage qui va inonder 55 kilomètres carrés, dont leurs territoires traditionnels.

Mme Mungall s’attend à ce que le gouvernement rende sa décision définitive sur le sort du site C d’ici la fin de l’année.

Colombie-Britannique et Yukon

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